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07.07.2008

Air France : Ralentissement de la hausse du trafic en juin

<< Air France-KLM affiche pour le mois de juin une croissance plus faible de son trafic passagers à cause d'une base de comparaison élevée et de l'impact d'une grève du contrôle aérien à Orly.

Le trafic a augmenté de 2,6% par rapport au mois de juin 2007 qui avait profité des salons aéronautique du Bourget et Vinexpo, précise le groupe de transport aérien franco-néerlandais dans un communiqué. Il avait progressé de 6% en mai dernier et de 4,9% en juin 2007. En juin dernier, les capacités ont augmenté de 4,1% mais le coefficient d'occupation des avions s'est replié de 1,2 point à 81,5%.

Néanmoins, Air France-KLM dit avoir enregistré une nouvelle hausse du "yield" (recette par passager) tiré par un trafic "affaires" toujours "robuste". Le mois dernier, le groupe a transporté 6,8 millions de passagers (+1,3%). Sur le réseau Amériques, son trafic a progressé de 2,3% pour des capacités en hausse de 4,8%. Le coefficient d'occupation s'est établi sur cette zone à 86,5% (-2,1 points).

De son côté, le réseau Asie a enregistré une croissance du trafic de 2,1% pour des capacités en augmentation de 7,1%. Le coefficient d'occupation s'est élevé à 83,3% (-4,1 points). Dans la zone Europe, Air France-KLM a vu son trafic croître de 1,9% et ses capacités de 1,8% tandis que son coefficient d'occupation s'est stabilisé à 75,2%.

Pour l'activité cargo, le trafic a baissé de 1,5% pour des capacités en hausse de 1,8% tandis que le coefficient de remplissage a reculé 2,2 point à 65,4%. Enfin, Air France-KLM prévoit pour le programme hiver 2008 une augmentation d'environ 2% de ses capacités et envisage une croissance du même ordre à l'été 2009. >>

Reuters, 07-VII-2008 

Air France : Ralentissement de la hausse du trafic en juin

<< Air France-KLM affiche pour le mois de juin une croissance plus faible de son trafic passagers à cause d'une base de comparaison élevée et de l'impact d'une grève du contrôle aérien à Orly.

Le trafic a augmenté de 2,6% par rapport au mois de juin 2007 qui avait profité des salons aéronautique du Bourget et Vinexpo, précise le groupe de transport aérien franco-néerlandais dans un communiqué. Il avait progressé de 6% en mai dernier et de 4,9% en juin 2007.

En juin dernier, les capacités ont augmenté de 4,1% mais le coefficient d'occupation des avions s'est replié de 1,2 point à 81,5%.

Néanmoins, Air France-KLM dit avoir enregistré une nouvelle hausse du "yield" (recette par passager) tiré par un trafic "affaires" toujours "robuste".

Le mois dernier, le groupe a transporté 6,8 millions de passagers (+1,3%). Sur le réseau Amériques, son trafic a progressé de 2,3% pour des capacités en hausse de 4,8%. Le coefficient d'occupation s'est établi sur cette zone à 86,5% (-2,1 points).

De son côté, le réseau Asie a enregistré une croissance du trafic de 2,1% pour des capacités en augmentation de 7,1%. Le coefficient d'occupation s'est élevé à 83,3% (-4,1 points).

Dans la zone Europe, Air France-KLM a vu son trafic croître de 1,9% et ses capacités de 1,8% tandis que son coefficient d'occupation s'est stabilisé à 75,2%.

Pour l'activité cargo, le trafic a baissé de 1,5% pour des capacités en hausse de 1,8% tandis que le coefficient de remplissage a reculé 2,2 point à 65,4%.

Enfin, Air France-KLM prévoit pour le programme hiver 2008 une augmentation d'environ 2% de ses capacités et envisage une croissance du même ordre à l'été 2009. >>
 
Reuters, 07-VII-2008 

Nicolas Sarkozy promeut Airbus au sommet du G8

<< Pour le président, l'A380 devrait intéresser les compagnies japonaises. Et les activités d'Areva devraient progresser encore au cours des prochaines années dans l'archipel.

En marge du sommet du G8 qui s'ouvre ce lundi au Japon, le président Nicolas Sarkozy a vanté les mérites du très gros porteur A380 d'Airbus et du groupe nucléaire Areva. "Je suis convaincu que l'A380 est un avion qui peut intéresser les compagnies japonaises. C'est un appareil qui a d'énormes qualités et qui n'a pas d'équivalent aujourd'hui sur le marché, que ce soit en termes de capacité, d'économies de carburant, mais aussi en ce qui concerne les niveaux d'émission par passager", a déclaré le chef de l'Etat dans un entretien publié ce lundi par le quotidien Yomiuri Shimbun.

"Il représente également une solution à la congestion des grands aéroports mondiaux, au Japon comme ailleurs. Il peut enfin contribuer à l'objectif du Japon de doubler le nombre de touristes étrangers au Japon en 2010", a-t-il ajouté, relevant également que sept compagnies asiatiques, dont Singapore Airlines, figurent déjà parmi les clients de l'avion géant européen. Selon une source interne, la compagnie ANA va lancer un appel d'offres pour des appareils très gros porteurs auprès des avionneurs européen Airbus et américain Boeing.

Le quotidien économique japonais Nikkei a pour sa part affirmé vendredi que cette compagnie était "entrée en phase finale d'étude en vue de commander cinq avions géants Airbus A380" pour un montant "évalué à 100 milliards de yens" (600 millions d'euros). L'information du Nikkei est "totalement prématurée", a toutefois estimé le patron de la filiale d'Airbus au Japon, Glen S. Fukushima.

Airbus ne détient qu'environ 4% du marché de l'aviation commerciale japonaise, le reste étant en gros contrôlé par l'américain Boeing, alors que ces deux acteurs font jeu égal ailleurs dans le monde. >>

La Tribune, 07-VII-2008

La couverture pétrole ne suffit plus à sauver les compagnies aériennes

<<                                                                                        AGEFI Aérien.jpeg                                Face à un trafic qui recule, les surcharges avouent aussi leurs limites, contraignant les compagnies à réduire la taille de leur offre.

Air France-KLM fait depuis des années figure de référence en matière de couverture pétrole. Il faut dire que jusqu’ici, cette politique lui a été largement profitable. Sur son exercice 2006-2007, elle lui a par exemple permis d’économiser plus de 600 millions d’euros sur sa facture de carburant de 4,21 milliards d’euros. Pour amortir la hausse des prix du brut, la compagnie a aussi été aidée par le déclin du dollar et a mis l’accent sur l’achat d’appareils moins gourmands.

Reste qu’aujourd’hui, ces mesures ne semblent plus suffire pour les transporteurs. Déjà au printemps, British Airways avait indiqué qu’à 120 dollars le baril, il afficherait une légère perte opérationnelle sur l’exercice. Et à son tour Air France-KLM s’inquiète. Hier, le groupe a confirmé des informations de presse lui prêtant l’intention de réduire son offre. Alors que des journaux ont évoqué un taux de croissance des capacités hivernales ramené de 4,1 % à 1,1 %, Air France-KLM a plutôt avancé un chiffre de 2 % et qu’il donnerait des précisions en septembre.

«Ces réductions de capacités montrent à quel point le secteur est sous pression», a réagi CA Cheuvreux dans une note. Surtout que la compagnie est vue comme «l’une des mieux positionnées du secteur». Il est vrai que si les couvertures atténuent la hausse du brut (Air France-KLM disait en mai être couvert à 78 % cette année entre 70 et 80 dollars), elles ne peuvent empêcher l’accroissement de la facture globale d’année en année et deviendraient même inutiles en cas de maintien du pétrole à des cours élevés. Ainsi, chez Air-France-KLM, la facture de carburant qui était de 3,6 milliards en 2005-2006 (29,5 % des coûts) après couvertures, est passée à 4,26 milliards en 2006-2007 (32,5 %) et à 4,57 milliards en 2007-2008 (plus de 33 %).

Pour 2007-2008, Air France-KLM compte encore réaliser des économies grâce à ses couvertures. Toutefois il indiquait en mai que la facture devrait tout de même grimper à 5,73 milliards, limitant son résultat d’exploitation à environ 1 milliard d’euros. Une prévision reposant sur un baril voisin de 120 dollars. Or, depuis le début de l’exercice du groupe (avril 2008), le baril affiche déjà une moyenne de 124 dollars. Et si cette moyenne grimpait à 146 dollars (voir tableau), la facture de la compagnie pourrait s’alourdir de 500 millions, soit la moitié de son bénéfice d’exploitation attendu.

Bien sûr, les nombreuses surcharges carburant passées par les transporteurs sont un autre amortisseur. Comme Air France-KLM, British Airways y a eu recours. «Toutefois, il est évident que cela est en train de mettre un coup d’arrêt à la croissance de l’activité dans un environnement macroéconomique difficile», constate Dresdner à la vue du recul de 3,7 % du trafic du britannique en juin.

Dès lors, pris dans un effet de ciseau entre hausse des coûts et tensions sur le trafic, les transporteurs n’ont guère le choix selon le bureau d’analyse. «Pour remédier à cette situation, le secteur a besoin de réduire ses capacités à moyen terme», estime Dresdner. >>

Olivier Decarre, L'Agefi Quotidien, 07-VII-2008 

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