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08.07.2008
Bombardier aurait trouvé cinq acheteurs pour la série C,
Selon un rapport publié lundi par l'analyste Jacques Kavafian, de la firme Research Capital, Shanghai Airlines se joindrait aux transporteurs China Southern, Lufthansa, International Lease Finance et Qatar Airways pour former le premier groupe d'acheteurs des nouveaux jets à consommation de carburant réduite.
Ensemble, ils devraient générer assez de commandes pour franchir le seuil des 50 à 100 commandes de la part de lignes aériennes en bonne santé financière, une des conditions établies par Bombardier pour aller de l'avant avec ses nouveaux avions.
Sans vouloir confirmer l'engagement des transporteurs chinois, le porte-parole de Bombardier, Marc Duchesne, a affirmé lundi que l'intérêt mondial était solide.
"Nos équipes de vente visitent plusieurs lignes aériennes à travers le monde et les échos et les discussions sont positives", a-t-il affirmé.
Les deux lignes chinoises ont demandé à rencontrer l'administration civile de l'aviation de Chine le 14 juillet afin d'obtenir les approbations requises pour acheter les avions de la série C.
L'agence chinoise achètera probablement elle-même ces appareils dans le but d'obtenir des rabais sur le volume et de s'assurer que l'équipement soit normalisé, pour ensuite les répartir entre les transporteurs, a expliqué M. Kavafian.
Une telle rencontre pourrait permettre à l'avionneur montréalais d'annoncer dès le 15 juillet qu'elle va de l'avant avec sa série C, et de profiter ainsi de la tribune que lui offrirait la foire commerciale de Farnborough, en Angleterre, un des plus importants rassemblements annuels de l'industrie aéronautique.
Les nouveaux avions devraient ainsi être livrés en 2013.
Malaysian Airlines pourrait être un autre client potentiel. Les lignes américaines Northwest et Delta, qui sont actuellement en train de fusionner leurs activités, risquent aussi être intéressés par les avions de la série C, mais ne seraient pas en mesure de le confirmer à temps pour le lancement officiel.
"Les cours élevés du pétrole rendent un tel avion si précieux, compte tenu qu'il offre aux lignes aériennes une réduction des coûts d'exploitation de 20 pour cent par rapport à ses appareils concurrents", a écrit M. Kavafian.
Le partenariat avec China Aviation Industry (AVIC I), qui investit 400 millions $ US dans la série C pour la fabrication de ses pièces, assurera éventuellement d'autres commandes en Chine, a-t-il ajouté.
En annonçant le lancement de la série C, Bombardier devrait identifier le lieu où les nouveaux avions régionaux de 110 à 130 places seront assemblés. Le choix risque de se faire entre Kansas City, dans l'Etat du Missouri, et Mirabel, au nord de Montréal.
Si un assemblage aux Etats-Unis permettrait certaines économies en raison du taux de change, M. Kavafian croit que l'avion sera malgré tout construit à Montréal. Les gouvernements fédéral et provincial se sont engagé à appuyer Bombardier, mais n'ont pas récemment donné de détails financiers à ce sujet.
Les machinistes de Bombardier se sont, pour leur part, prononcé dimanche à 82,6 pour cent en faveur d'une nouvelle proposition de convention collective comprenant certaines concessions destinées à convaincre Bombardier de choisir Mirabel pour construire les avions.
Le syndicat des machinistes a donné à Bombardier jusqu'au 15 juillet pour répondre favorablement à leur proposition, sans quoi elle expirera.
La série C entraînerait la création de quelque 2500 emplois. >>
Ross Marowits, La Presse Canadienne, 08-VII-2008
L'action Air France a été divisée par deux en un an
Jeudi, les actionnaires d'Air France-KLM se retrouveront, à l'occasion de l'assemblée générale annuelle de la compagnie aérienne franco-néerlandaise. Des actionnaires qui devraient afficher une tout autre mine que l'an dernier. Il y a un an, le 13 juillet 2007, le cours d'Air France-KLM culminait à 35,20 euros, le plus haut niveau de son histoire. Mais, en l'espace d'un an, le titre a été divisé par plus de deux, affichant 14,80 euros à la faveur d'un rebond technique de 4,59 % hier. Jeudi dernier, l'action est tombée en séance à 13,71 euros, en dessous du prix de 14 euros auquel elle avait été introduite en Bourse, en février 1999. À ce prix, Air France-KLM ne vaut plus que 0,6 fois son actif net, selon le bureau d'analyse Deutsche Bank. Et tout juste un peu plus de 4 milliards d'euros de capitalisation, en dernière position du CAC 40.
Et le titre, qui décroche de près de 40 % depuis janvier, soit encore plus que l'indice sectoriel Bloomberg des compagnies aériennes européennes (- 35 %), pourrait continuer sa descente. C'est l'avis de Deutsche Bank, qui a récemment abaissé de près de moitié son objectif de cours, à 12,50 euros, conseillant aux investisseurs de vendre la valeur.
HAUSSE DU TRAFIC
Pour le bureau d'analyse, Air France devrait bientôt annoncer, au terme du deuxième trimestre de son exercice 2008-2009 (période de juillet à septembre), une détérioration de son trafic " business ", le plus rentable. Les 25 % de businessmen qui composent la clientèle du groupe ne représentent pas moins de 48 % de son chiffre d'affaires. Hier, la compagnie a publié un trafic en hausse de 2,6 %, au titre de juin, et a notamment fait état d'un " trafic affaires toujours robuste ". Mais la cherté du pétrole, qui valait près de 143 dollars hier à New York et pourrait atteindre les 200 dollars d'ici à la fin 2008 selon la banque Goldman Sachs, oblige Air France-KLM à relever le prix de ses billets. Certes, sur les longues distances, les hommes d'affaires n'auront d'autre choix que de prendre l'avion. Mais sur les courts et moyen-courriers, les entreprises risquent de préférer le train, plus économique, pour les voyages d'affaires.
Air France-KLM a déjà prévu de réduire son offre pour l'hiver prochain. Mais, pour Deutsche Bank, la compagnie doit aussi faire des efforts en matière de réduction de coûts. Notamment au niveau de sa fameuse plate-forme de correspondances de Roissy-Charles-de-Gaulle. >>
Christine Lejoux, La Tribune, 08-VII-2008
17:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : air france, action, assemblée générale, air france-klm, cac 40, roissy, capacités
Pétrole cher: 25 compagnies aériennes ont cessé leurs activités en 2008 (Iata)
"Durant les six derniers mois, nous avons suspendu 25 compagnies aériennes du système de compensation financière. C'est la plus importante concentration de toute l'histoire de ce système", a expliqué à l'AFP un porte-parole de l'Iata, Anthony Concil.
L'Association, qui regroupe quelque 240 compagnies aériennes, a mis au point un système de compensation financière entre la plupart de ses membres, qui permet de protéger les clients en cas de faillite notamment.
Lorsqu'une personne achète un billet d'avion à une agence de voyages, cette agence paie l'Iata qui crédite ensuite les fonds à la compagnie aérienne concernée. En cas de graves problèmes financiers, la compagnie est suspendue du système afin de garantir le remboursement éventuel des voyageurs.
Des compagnies de toutes tailles et de toutes les régions ont été affectées par les dernières suspensions, telles que Cameroun Airlines, Frontier Airlines (basée à Denver aux Etats-Unis), Air Mauritanie ou encore Silverjet, la spécialiste du voyage d'affaires en Grande-Bretagne, a précisé le porte-parole.
A titre de comparaison, au cours des six mois qui ont suivi les attentats du 11 septembre 2001, seules huit compagnies avaient été rayées du système de l'Iata, dont Swissair, la compagnie belge Sabena ou encore Ansett (Australie).
M. Concil a prévenu que d'autres compagnies pourraient s'ajouter à la liste dans les prochains mois. "Les prix élevés du pétrole ont un impact énorme sur le secteur et nous nous attendons à ce que la liste des 25 augmente encore", a-t-il dit, se refusant à désigner les compagnies les plus vulnérables.
Les prix du brut ont pratiquement doublé depuis un an, le baril de Brent de la mer du Nord dépassant désormais les 140 dollars tandis que le baril de kérosène se situe au-dessus des 170 dollars (en hausse de près de 100%).
Cette flambée des cours a fait passer la facture de kérosène de 13% à près de 35% des coûts généraux des compagnies, selon l'Iata. Une augmentation d'un dollar par baril de pétrole se traduit par un surcoût de près de 1,6 milliard de dollars pour le secteur, souligne encore l'association.
L'Iata attend ainsi "des pertes considérables pour 2008, entre 2,3 et 6,1 milliards de dollars" dans le secteur. >>
AFP, 08-VII-2008
Le plan pour Alitalia devrait être présenté fin juillet ou début août
3 millions de pertes par jour
La société ferait, selon la presse italienne, l'objet d'une scission, les activités viables étant réunies dans une nouvelle société appelée à recevoir aussi les activités de Air One et les apports en capital de différents chefs d'entreprise italiens. Ceux-ci devraient finalement se trouver en nombre restreint, apportant chacun entre 50 et 100 millions d'euros. La banque Intesa doit se livrer à une analyse des coûts pour calculer les besoins de la future nouvelle compagnie. Alitalia perd actuellement près de 3 millions d'euros par jour et l'augmentation continue du prix du pétrole ne fait à l'évidence que compliquer son redressement.
Quant aux suppressions de postes, leur nombre supposé ne cesse d'augmenter : il devrait atteindre les 4.000 à 5.000, voire de 8.000 à 10.000, selon « Il Sole 24 Ore ». Autant de chiffres qui déclenchent la colère des syndicats.
Mais, avant toute chose, la banque-conseil souhaite obtenir une modification de la loi sur les faillites, la loi Marzano. Elle estime en effet qu'il lui faut un texte permettant de mettre la société à l'abri de ses créanciers, comme le fait le chapitre 11 de la loi américaine, disposition qui n'existe pas dans la loi italienne. Selon son concepteur même, la loi actuelle permet de résoudre les crises financières, mais pas les crises industrielles, alors que le cas d'Alitalia relève de ce type de problématique. Pour l'instant, la question n'a pas été abordée par le gouvernement, qui peut soit prendre des dispositions spécifiques pour Alitalia, soit prévoir un texte plus général. >>
Marie-Claude Cittanova, Les Echos, 08-VII-2008
Vueling et Clickair vont fusionner pour créer la première low cost espagnole
La fusion devra encore recevoir le feu vert des autorités boursières pour autoriser les intéressés à ne pas lancer une OPA sur la totalité des titres, comme le veut la loi, et surtout celui de la Commission nationale de la concurrence du fait de la présence, dans le tour de table d'Iberia, le numéro un du transport aérien en Espagne. En nombre de voyageurs transportés, le nouvel ensemble donnera, en effet, naissance au troisième transporteur du pays au coude-à-coude avec Spanair, contrôlé par le scandinave SAS. Ce processus pourrait durer un an.
Lancée en juillet 2004, Vueling, qui est basé à Barcelone, exploite une cinquantaine de routes avec une flotte de 24 avions et 1.100 employés. Confrontée à la guerre des prix lancée par Ryanair et easyJet, les deux champions européens du « low cost », la compagnie a certes réussi à imposer son image de marque mais au prix de lourdes pertes. L'an dernier, elle a multiplié son déficit par 6, à 63,2 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 362 millions et 6,2 millions de passagers transportés. Sa gestion a provoqué des dissensions parmi ses actionnaires. Le bouillant José Manuel Lara, qui préside aussi le groupe d'édition Planeta - récent acquéreur du français Editis -, a fait le vide autour de lui. Introduit en Bourse en décembre 2006, le titre qui a grimpé jusqu'à 45 euros n'a cessé de dégringoler depuis. Avant d'être suspendu hier, il avoisinait 5,50 euros, proche du plus bas historique.
Vaste restructuration en vue
Plus récent, Clickair - qui a vu le jour en 2006 et compte 24 appareils, une cinquantaine de routes et 720 employés - n'est guère en meilleure forme. Selon des estimations, elle aurait perdu l'an dernier une cinquantaine de millions d'euros pour un chiffre d'affaires d'environ 250 millions et 4,5 millions de passagers transportés. Des pertes qui pèsent sur les finances de ses actionnaires au rang desquels figurent 4 fonds d'investissement, avec 20 % des parts chacun, et Iberia qui détient aussi 20 % des actions mais 80 % des droits économiques.
Comme sa promise, la compagnie, basée également à Barcelone, a été contrainte de tailler récemment dans son réseau. Le mariage des deux transporteurs sous le seul pavillon de Vueling devrait donner lieu à une vaste restructuration du réseau (la base parisienne de Vueling pourrait être fermée), à des suppressions d'emplois et à une hausse des tarifs, rationalisation et flambée du pétrole obligent. >>
Gilles Senges, Les Echos, 08-VII-2008
14:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : clickair, vueling, fusion, low cost, espagne, iberia, spanair
Le musée de l'Air et de l'Espace présente 2 Concordes
<< Le musée de l'Air et de l'Espace présente 2 Concordes :
- Le Concorde 001, qui effectue son 1er vol le 2 mars 1969 piloté par André Turcat et Jacques Guignard. Cet appareil est destiné à valider la formule d'avion de transport supersonique. Il a été remis au musée en octobre 1973 après 397 vols d'essais et 812 heures de vol, dont 255 supersoniques.
- Le Sierra Delta, dernier Concorde à avoir survolé la France. Il a été remis au Musée par la compagnie Air France en juin 2003.
Le renouveau de l'aviation française : Concorde
Dès la libération du territoire national, l'aviation française reprend part aux combats aux cotés des aviations alliées.
Mais la victoire est amère pour l'industrie nationale, même si le pays se trouve dans le camp des vainqueurs en 1945.
La reconstruction est indispensable dans tous les secteurs de l'industrie et l'aéronautique n'apparaît pas comme une priorité aux yeux des politiques. Il est donc indispensable de s'équiper à l'étranger. Les premiers appareils utilisés par les nouvelles forces armées françaises autant que par la compagnie « Air France » sont des avions achetés ou cédés par la Grande Bretagne ou les Etats-Unis. Les traités de Bruxelles
de 1946 et de l'Atlantique Nord en 1949 organisent les fournitures de matériels militaires aux puissances de l'Ouest, à présent unies contre un nouvel ennemi commun, l'U.R.S.S.
Parallèlement à cette répartition bi-polaire des enjeux, l'industrie française renaît concrètement à partir de 1950, grâce aux premiers plans d'équipements quinquennaux pour des appareils nationaux et des motorisations. Les résultas de ces volontés politiques seront le développement d'une multitude de prototypes dans le courant des années 50, dont vont émerger des modèles remarquables.
Pour les appareils de chasse, il faut citer la lignées des avions Mystère puis Mirage III, puis IV, F1 et 2000 alors que l'aviation civile retrouve aussi avec les programmes Caravelle de 1959, un outil performant.
Mais l'exemple le plus achevé du renouveau de l'aviation française est probablement le supersonique de Sud-Aviation BAC, Concorde.
Lancé en 1962 sur la base d'une coopération franco-britannique, il représente alors un défi technologique sans précédent, avec une vitesse de croisière annoncée de 2 200 km/h (Mach 2) sur un parcours transatlantique, avec plus de 100 passagers à bord.
Les études aboutissent à un appareil perfectionné à voilure ogivale en alliages d'aluminium, doté d'une structure calculée pour se déformer sous l'effet de la chaleur des hautes vitesses.
Le prototype du Concorde décolle pour la première fois le 2 mars 1969 et va effectuer près de 400 vols d'essais avant de prendre sa place au musée de l'Air. Avant ce repos mérité, l'avion civil le plus rapide du monde va être utilisé en 1973 pour suivre l'éclipse durant 22 minutes. Symbole reconnu de technologie et d'esthétisme, Concorde permettait depuis 1977 de relier Paris à New-York quotidiennement en 3 heures et 35 minutes de vol. >>
Musée de l'Air et de l'Espace, 07-VII-2008


