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22.07.2008
Le secteur aérien est pris dans la tempête du siècle
L'Association internationale du transport aérien (IATA) prévoit que le secteur va perdre 6,1 milliards de dollars (3,8 milliards d'euros) en 2008 - il en a gagné 5,6 milliards en 2007. Si le prix du pétrole reste élevé, Ryanair pourrait être la seule compagnie bénéficiaire en Europe, selon Goldman Sachs.
Que peuvent faire les transporteurs pour survivre à la tempête ? Certains, stoïques ou inconscients, ont choisi l'optimisme. D'autres ont pris le parti de contrarier le client en facturant les surplus de bagages ou les sièges côté fenêtre. D'autres encore ont choisi de réduire le poste de dépenses destinées aux salaires, le plus gros après celui consacré au carburant. Qantas et Spanair ont déjà annoncé des suppressions d'emplois. Les autres vont suivre. Mais licencier du personnel fortement syndiqué - c'est le cas chez British Airways - peut... coûter cher.
Les compagnies peuvent aussi laisser leurs avions au sol : vu le nombre de passagers, il y a trop d'appareils. En réduisant leurs capacités, elles pourraient retrouver de la rentabilité. Mais elles doivent agir avec prudence : des rivaux pourraient profiter des créneaux horaires laissés vacants, ce qui détruirait encore plus de valeur.
Ultime option : la consolidation. Mais fusionner deux compagnies est difficile, surtout quand l'économie ralentit, les deux parties étant surtout alors plus préoccupées par l'équilibre de leurs comptes. Les plus robustes peuvent alors juger bon d'attendre que les plus faibles soient contraintes de cesser leur activité. C'est ce qui est déjà arrivé à vingt-cinq d'entre elles depuis le début de l'année. Si le kérosène reste cher, il y en aura d'autres. >>
Fiona Maharg-Bravo, 22-VII-2008
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20:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : transport aérien, crise, iata, ryanair, british airways



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