23.08.2008
Un avion d'Easyjet interrompt son vol après un incident d'origine indéterminée
<< Un Boeing 737 de la compagnie Easyjet qui effectuait samedi la liaison entre Londres et Cagliari (Sardaigne) a dû interrompre son vol et atterrir à l'aéroport de Nice après un incident de nature encore indéterminée, a indiqué un porte-parole de l'aéroport.
Le pilote a décidé d'interrompre son vol alors que l'appareil se trouvait au-dessus de l'Italie, après qu'une hôtesse eut été "incommodée par une odeur" d'origine indéterminée, a indiqué le porte-parole, Philippe Bellissent.
"C'est le mode de fonctionnement du transport aérien. Vous ne prenez pas de risque quand vous avez 130 passagers à bord. Le pilote a appliqué la procédure normale", a ajouté le porte-parole.
Contrairement à ce qui avait été indiqué dans un premier temps par l'aéroport, il ne semble pas y avoir eu de dégagement de fumée à bord de l'appareil. L'hôtesse a été hospitalisée pour examens à l'hôpital Saint Roch à Nice.
Les quelque 130 passagers du vol ont été évacués et dirigés vers le terminal de l'aéroport. Ils devaient reprendre en fin d'après-midi un vol à destination de Cagliari. >>
AFP, 23-VIII-2008
21:42 Publié dans L'univers des compagnies aériennes low cost | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : easyjet, 737, hôtesse, atterrisage, londres, cagliari, nice
24.07.2008
Les clients de Boeing demandent des avions consommant moins
<< Le profit semestriel de 2,1 milliards de dollars du groupe d'aéronautique et de défense américain déçoit. Le groupe aéronautique maintient pourtant ses prévisions de résultats annuels.Le groupe de défense et d'aéronautique américain Boeing a vendu 11 % de plus d'avions au second trimestre 2008 que pendant la même période l'an dernier, mais les revenus de sa branche civile (environ la moitié du total) ont chuté de 2 %, à 8,6 milliards de dollars. La cause de ce paradoxe tient dans le fait que les compagnies aériennes sont sous pression en raison du ralentissement économique et de la hausse des coûts du carburant : du coup, elles veulent des avions moins chers et consommant moins. Boeing vend donc désormais plus de 737 et moins de 777, un modèle plus grand et coûtant plus de 3 fois plus cher.
Cette situation explique en partie la déception provoquée par la publication des résultats semestriels du groupe, en hausse de 7 %, à 2,1 milliards de dollars (mais en baisse de 19 %, à 852 millions pour le deuxième trimestre) pour des ventes en hausse de 2 %, à 32,9 milliards (stables à 17 milliards sur le trimestre). Ces chiffres ont provoqué une baisse de 3 % de l'action du groupe hier en fin de matinée, dans un marché pourtant plutôt bien orienté et malgré l'assurance de la direction du groupe que les objectifs de résultat annuel seront tenus en 2008 et en 2009. James McNerney, le patron du groupe, estime que la demande reste forte. Boeing est en outre favorisé par la baisse du dollar, son rival Airbus produisant plus cher en zone euro.
Léger repli du militaire
Pour stimuler sa branche civile, pénalisée également par les retards affectant le programme du 787 Dreamliner, le constructeur compte justement sur ce nouvel avion, composé de matériaux composites plus légers et devant donc consommer moins. La direction a confirmé qu'elle prévoyait de faire voler le Dreamliner à la fin de l'année et de livrer ses premières commandes au troisième trimestre de l'an prochain. Les commandes civiles totales de Boeing s'élèvent à 275 milliards de dollars, soit 8 ans de production, mais elles sont encore composées à 61 % de 737. Surtout, certains analystes estiment que ces chiffres sont optimistes, compte tenu des risques d'annulations de commandes de la part des compagnies aériennes financièrement fragilisées par la flambée du prix du carburant.
Les résultats de la branche militaire ont comme prévu été de leur côté pénalisés par les retards affectant le programme Wedgetail d'avions de surveillance pour l'armée australienne. Les ventes se sont quant à elles légèrement repliées de 1 % sur le semestre, à 15,5 milliards, notamment en raison de la baisse des ventes d'avions militaires. La direction de cette branche a cependant repris espoir sur le contrat d'avions ravitailleurs remporté d'abord par Northrop Grumman et l'européen EADS, maison mère d'Airbus. Ce contrat géant a en effet été remis en jeu après enquête d'une agence du Congrès. >>
Nicolas Madelaine, Les Echos, 24-VII-2008
12:53 Publié dans Dans l'avion : à bord | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boeing, avions, consommations en kérosène, 737, 777, eads, northrop



