31.10.2008
Adieu Tempelhof !
C'en est donc fini de Tempelhof comme l'un des trois aéroports de Berlin.
Hier sonnait le dernier jour de son existence en tant qu'aérogare. Tempelhof a vécu les grands moments de la capitale allemande... pour le pire et le meilleur.
Depuis son inauguration en 1923, l'aéroport à auvent, l'un des premiers au monde, a su attirer les mouvements d'avions les plus divers.
C'est grâce au pont aérien dont Tempelhof était le point névralgique que les habitants de Berlin-Ouest ont pu échapper aux terribles privations voulues par les Soviétiques lors du blocus de la ville entre 1948 et 1949.
Longtemps, il a fait figure d'exemple. Récemment, cependant, les Berlinois se sont plaints des nuisances sonores. Très bientôt, les instances municipales donneront les autorisations nécessaires à sa reconversion : bibliothèque, centre commercial et salle de sports sont prévus dans ces lieux chargés d'histoire.
Tempelhof fut un aéroport ; les Berlinois ont décidé de lui donner une nouvelle fonction. Qu'il en soit ainsi !
11:10 Publié dans A l'aéroport : un monde à part | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tempelhof, berlin, aéroport, fermeture, reconversion
27.08.2008
L'aéroport d'Amsterdam prévoit une croissance nulle en 2008 et 2009
<< Le second hub d'Air France-KLM pourrait connaître une croissance nulle en 2008 et 2009, après l'entrée en vigueur d'une nouvelle taxe écologique aux Pays-Bas.
Après Aéroports de Paris en juillet, c'est au tour d'Amsterdam-Schiphol, la deuxième plus importante base d'Air France-KLM, d'annoncer un fléchissement de son activité au premier semestre et de sombres perspectives pour le restant de l'année. Le groupe aéroportuaire, qui gère également les aéroports de Rotterdam, Lelystad et Eindhoven, a publié hier des résultats semestriels en net recul, avec une baisse de 33 % de son bénéfice net, à 95,8 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 549,5 millions, en légère croissance de 1,7 %. Son trafic passager a crû de 2,1 %, mais le nombre de mouvements d'avions a chuté de 0,1 %. Et, selon son président, Gerlach Cerfontaine, le hub de KLM pourrait en effet connaître une croissance nulle en 2008 et 2009, sous les effets conjugués du ralentissement économique et d'une nouvelle taxe écologique.
Applicable depuis le 1er juillet sur tous les vols au départ des Pays-Bas, pour responsabiliser les Néerlandais face aux dégâts écologiques du transport aérien, cette taxe s'élève à 11,25 euros pour les vols à l'intérieur de l'Union européenne et de moins de 2.500 kilomètres et à 45 euros pour les autres.« Sans cela, le trafic passagers aurait augmenté de 4 % cette année », affirme Gerlach Cerfontaine, pour qui « Amsterdam-Schiphol est menacé de perdre sa place face à la concurrence » des autres aéroports européens. >>
Didier Burg, Les Echos, 22-VIII-2008
08:30 Publié dans A l'aéroport : un monde à part | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amsterdam-schiphol, air france-klm, aéroport, croissance, fret, passagers, cargo
26.08.2008
Quinze jours de plus pour la consultation des mesures antibruit
<< Les riverains de l'aéroport Bordeaux-Mérignac, soit six communes, pourront encore s'exprimer jusqu'au 11 septembre
La consultation publique lancée sur le plan de prévention du bruit dans l'environnement (PPBE) aura des prolongations. Ainsi en a décidé la préfecture. Officiellement bouclée le 20 août, la consultation reprendra le 28 août et se prolongera jusqu'au 11 septembre.
Une décision rare.
Quinze jours de rallonge : dans les annales des consultations publiques, on retrouve peu de décisions semblables. Il est excessivement rare, en effet, qu'une consultation soit prolongée. Même sous la pression.
Pourquoi donc ici ? Le fait que la consultation soit tombée en été et n'ait pas permis à tous de s'exprimer sur un sujet aussi « brûlant ». Dans les six communes concernées (Blanquefort Bruges, Mérignac, Le Haillan, Eysines et Saint-Jean-d'Illac), les dates ont fait réagir les habitants. Les élus aussi.
Christine Bost, maire d'Eysines, entre autres : « En cette période, les gens n'ont pas pu consulter les dossiers ni s'exprimer comme ils le souhaitaient. Ce qui est regrettable. Surtout dans une commune comme la nôtre. Eysines est la plus impactée par le bruit. J'ai donc écrit au préfet, je lui ai même téléphoné pour lui demander une prolongation. Je suis heureuse de constater qu'elle aura lieu. »
La réglementation en matière de consultation publique ne permet pas toutefois de faire ce que l'on veut. Ainsi, la consultation initiale de deux mois n'a pu être prolongée. C'est une consultation « bis » qui est rajoutée. Elle a dû être détachée de la première pour permettre à la préfecture de faire les annonces dans les délais réglementaires et de la façon la plus officielle qui soit.
Clarification.
Ce délai va également donner la possibilité à la préfecture et aux mairies de clarifier la démarche entreprise. Cette consultation n'est pas l'occasion, comme certains l'ont cru, de dire si l'on est favorable ou non aux passages des avions et de soumettre de nouveaux lieux de passage.
Les habitants des six communes concernés sont invités à s'exprimer sur les mesures décidées dans le cadre du plan de prévention du bruit dans l'environnement. Quinze mesures ont été retenues par la direction générale de l'aviation civile pour réduire le bruit.
Exemples : restreindre l'usage des avions les plus bruyants, améliorer les procédures et trajectoires, veiller au respect absolu de ces procédures, améliorer la formation des acteurs du transport aérien sur les contraintes environnementales, mieux maîtriser l'urbanisation autour de l'aéroport... Ou, lorsqu'il n'y a rien d'autre à faire, diminuer la gêne par une meilleure insonorisation des logements.>>
Jean-Paul Vigneaud, Sud-Ouest, 22-VIII-2008
18:00 Publié dans A l'aéroport : un monde à part | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aéroport, bordeaux-mérignac, bruit, ppbe, consultation, habitants
01.08.2008
Jour de gros départ à Orly: Evacuer le stress sur la piste de danse
En salle d'enregistrement des bagages, les files d'attente s'allongent d'heure en heure. Les voyageurs sont essentiellement des familles qui partent en vacances, chargées de lourdes valises. Des valises qu'ils oublient parfois.
"Veuillez circuler" : le fonctionnaire de police installe un cordon de sécurité autour d'un bagage abandonné. En une heure, c'est déjà le deuxième bagage abandonné. Après quelques minutes, le dispositif est levé. Fausse alerte.
Quelques mètres plus loin, des "gilets orange" répondent aux questions des voyageurs un peu perdus. "Pour 43% des voyageurs de l'été, ce sera la seule fois de l'année qu'il prendront un avion", explique-t-on à Aéroport de Paris (ADP).
Une fois en zone d'embarquement, la tension retombe un peu. Toutes les formalités sont réglées, il ne reste qu'à attendre l'avion.
Ambiance "dance floor et boule à facette", les voyageurs sont invités à un petit cours de danse dispensé par Nir, 33 ans, et Audrey, 27 ans, deux professeurs de danse embauchés pour "les grands départs". Hip-hop, salsa, tecktonik, samba...il y en a pour tous les goûts.
Sac à main posé dans un coin, casque de musique sur les oreilles, le cours commence. "Une, deux, trois, quatre..." : un groupe de jeunes femmes pouffent de rire en effectuant, talons hauts et robe d'été, quelques pas de hip-hop.
Nabila et Sakina, deux copines d'une vingtaine d'années, en partance pour Tanger, se lancent. "Notre avion a du retard, on a plus de deux heures à attendre, la danse c'est marrant", confie Nabila.
Les voyageurs s'arrêtent, amusés, quelques enfants tentent d'entraîner leurs parents sur la piste. Doriane, 10 ans, trouve cette idée "amusante". "Elle stressait à cause du vol", explique sa maman Linda. Quelques pas de hip-hop et plus de trace de stress. Le papa de Doriane en a même profité pour prendre les premières photos de vacance avant la Martinique.
Et pour ceux qui préfèrent rester assis, ADP a installé des consoles de jeux gratuites. Là aussi le stand remporte un franc succès. Manettes à la main, Mehdi, 10 ans, et Dehann, 5 ans, ne se connaissaient pas avant d'entamer cette partie de "Harry Potter". Ils ne sont pas sur le même vol. L'un part à Tunis, l'autre en Martinique et trouvent "sympa de pouvoir jouer".
Samedi et dimanche, l'aéroport d'Orly devrait connaître la même affluence. La piste de danse aussi. >>
Katell Prigent, AFP, 01-VIII-2008
13:30 Publié dans A l'aéroport : un monde à part | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : orly, période estivale, départ, aéroport, gilets orange, adp
09.07.2008
La Cour des Comptes épingle Aéroports de Paris sur la qualité des services
"La qualité du service reste insuffisante à ADP malgré certaines améliorations", observe-t-elle à propos du gestionnaire partiellement privatisé en 2006, mais dont l'Etat reste l'actionnaire majoritaire.
Et "les hausses tarifaires consenties par l'Etat sur les redevances payées par les passagers n'ont pas eu comme contrepartie une amélioration suffisante de la qualité de service", ajoute-t-elle.
"De nombreux points noirs persistent comme la facilité de circulation à l'intérieur des terminaux, l'information donnée aux passagers, la gestion des files d'attente, le rapport qualité/prix des boutiques et des bars/restaurants", remarque la Cour des comptes dans son rapport.
Egalement dans son collimateur: "les conditions de passage des contrôles transfrontières de la police aux heures d'affluence, les conditions de transport de passagers par autobus entre les avions et les aérogares lorsque les avions ne sont pas directement accessibles".
Une partie des difficultés rencontrées par ADP pour atteindre une qualité de service satisfaisante, notamment dans la propreté, a des origines structurelles, détaillent les auteurs du rapport.
"Dans plusieurs terminaux de Roissy-CDG, notamment les plus anciens, le parti pris architectural initial a été de ne pas implanter de blocs sanitaires dans les espaces départ. Il s'est révélé difficilement soutenable", constatent-ils.
Dans les classements internationaux, ADP a longtemps figuré en queue de peloton, a aussi observé l'institution de la rue Cambon.
La Cour des comptes "recommande à ADP de renforcer le suivi des marchés de sous-traitance", préconise une "mobilisation à tous les niveaux hiérarchiques, par exemple par une extension de la modulation des rémunérations, par une présence renforcée et continue au contact des passagers".
A l'attention de l'Etat, la Cour estime que "les méthodes de fixation des redevances et d'encadrement de leur évolution à moyen terme sont à perfectionner". "En matière de qualité de service, les objectifs poursuivis devraient être plus exigeants", ajoute-t-elle.
Tout en observant une amélioration de la situation financière d'ADP, avec un redressement des résultats et une diminution de son endettement, elle regrette que "l'intégralité du domaine foncier et immobilier ait été transférée en pleine propriété à ADP", lors de son introduction en Bourse.
"Ce choix prive l'Etat des avantages liés à la propriété de ces actifs sur le long terme. Ce qui est d'autant plus critiquable du point de vue de la préservation de son intérêt, qu'il existait la possibilité d'opter pour une solution consistant à ne céder que l'usufruit de ces biens domaniaux", ajoute l'institution.
La Cour estime que l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle arrivera à saturation "entre 2020 et 2030", selon les prévisions d'augmentation du trafic. "Malgré les nombreuses incertitudes qui subsistent sur cette échéance, le devenir de cette plate-forme n'a pas encore fait l'objet d'une stratégie assumée et de choix clairs", observe-t-elle, interpellant l'Etat à prendre dès à présent les dispositions nécessaires. >>
AFP, 09-VII-2008
15:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : transport aérien, aéroport, cour des comptes, service, roissy, adp


