01.08.2008
Comment identifier un avion ?
Pour un voyageur pressé, rien se ressemble davantage à un avion qu’un autre avion. En revanche, pour un professionnel ou un amateur averti, chaque appareil possède des caractéristiques propres qui permettent de l’identifier avec précision, et même de différencier une variante d’une autre au sein d’une même gamme.
Avant d’atteindre ce niveau d’expertise, il faut apprendre à distinguer les principales familles d’avions en fonction de leurs caractéristiques techniques. On pourra ensuite passer à la reconnaissance des appareils qui les composent, comme les grands biréacteurs Airbus A330 et le Boeing 777 ou les plus petits Airbus A320 et le Boeing 737.
Les principaux critères qui permettent de différencier les appareils de transport civil et de les classer au sein des grandes familles d’avions sont :
- le nombre de leurs moteurs ;
- la nature de ces moteurs (turbopropulseur ou réacteur) ;
- enfin, l’emplacement de ces moteurs (sous les ailes ou à l’arrière du fuselage).
Deux hélices, aile haute
Cette configuration est très répandue parmi les avions de transport régional. Les anciens moteurs à piston, complexes et coûteux, ont été remplacés par des turbopropulseurs où les gaz générés par une turbine ne propulsent pas directement l’avion, mais actionnent des hélices. Les modèles les plus répandus sont le CASA C-212, l’ATR 72, les Fokker 27 et 50 ou les Antonov An-24, 26, 28, 32 et 38.
Deux hélices, aile basse
Autre grand classique, cette configuration remonte aux années trente avec la famille des célèbres DC-2 et DC-3. Ici aussi les turbopropulseurs ont remplacé les moteurs traditionnels. Les modèles les plus répandus sont le Beechcraft 1900, les Embraer EMB-110 et 210, les Fairchild Merlin et Metro ou les Jetstream 31, 41 et 61.
Quatre hélices
Cette configuration a été celle des grands avions de transport civil en service avant l’arrivée des réacteurs. Dans leur grande majorité, les appareils de cette famille sont aujourd’hui dotés de turbopropulseurs placés sous aile haute (Lockheed L-100, Antonov An-12) ou sous aile basse (Lockheed Electra, Vickers Viscount).
On retrouve cette configuration sur des grands avions de ligne récents comme l’Airbus A330 ou le Boeing 777, sur l’A300, premier biréacteur gros porteur européen, et sur des petits moyen-courriers comme les appareils de la famille des A319/320/321.
Deux réacteurs à l’arrière
Mise à la mode par la Caravelle dans les années soixante, cette configuration présente deux avantages principaux : une faible nuisance sonore pour les passagers et un déséquilibre réduit en cas de panne d’un des moteurs. On la retrouve sur les DC-9, les MD 80/90 ainsi que sur de très nombreux avions d’affaires (Citation, Beech 400, Falcon, Astra, Learjet) ou de transport régional (CRJ, Fokker 28, 70 et 100).
Trois réacteurs
Ce choix remonte à l’époque où le manque de fiabilité des réacteurs imposait la présence d’un troisième moteur pour pallier la défaillance éventuelle des deux moteurs d’aile quand l’appareil évoluait loin d’un aéroport de déroutement. On la trouve sur le Boeing 727, les DC-10, le MD-11 ou le Tupolev Tu-154.
Quatre réacteurs
Dans la grande majorité des cas, ces quatre réacteurs sont placés sous les ailes (Boeing 707, 747, DC-6, A340, A380, IL-86 et 96, en aile basse ; Antonov An-124 et 225, Avro RJ, IL-76, en aile haute). Seuls les VC-10 et les IL-62 étaient dotés de quatre réacteurs regroupés à l’arrière.
Incollables sur les avions et les modèles, vous l'êtes à présent !
08:30 Publié dans Dans l'avion : à bord | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modèles d'avions, aile haute, aile basse, deux réacteurs, trois réacteurs, quatre réacteurs, deux hélices


