27.08.2008
L'aéroport d'Amsterdam prévoit une croissance nulle en 2008 et 2009
<< Le second hub d'Air France-KLM pourrait connaître une croissance nulle en 2008 et 2009, après l'entrée en vigueur d'une nouvelle taxe écologique aux Pays-Bas.
Après Aéroports de Paris en juillet, c'est au tour d'Amsterdam-Schiphol, la deuxième plus importante base d'Air France-KLM, d'annoncer un fléchissement de son activité au premier semestre et de sombres perspectives pour le restant de l'année. Le groupe aéroportuaire, qui gère également les aéroports de Rotterdam, Lelystad et Eindhoven, a publié hier des résultats semestriels en net recul, avec une baisse de 33 % de son bénéfice net, à 95,8 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 549,5 millions, en légère croissance de 1,7 %. Son trafic passager a crû de 2,1 %, mais le nombre de mouvements d'avions a chuté de 0,1 %. Et, selon son président, Gerlach Cerfontaine, le hub de KLM pourrait en effet connaître une croissance nulle en 2008 et 2009, sous les effets conjugués du ralentissement économique et d'une nouvelle taxe écologique.
Applicable depuis le 1er juillet sur tous les vols au départ des Pays-Bas, pour responsabiliser les Néerlandais face aux dégâts écologiques du transport aérien, cette taxe s'élève à 11,25 euros pour les vols à l'intérieur de l'Union européenne et de moins de 2.500 kilomètres et à 45 euros pour les autres.« Sans cela, le trafic passagers aurait augmenté de 4 % cette année », affirme Gerlach Cerfontaine, pour qui « Amsterdam-Schiphol est menacé de perdre sa place face à la concurrence » des autres aéroports européens. >>
Didier Burg, Les Echos, 22-VIII-2008
08:30 Publié dans A l'aéroport : un monde à part | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amsterdam-schiphol, air france-klm, aéroport, croissance, fret, passagers, cargo
26.08.2008
Le pétrole cher met les compagnies au bord de la faillite
<< Des lignes supprimées, des surtaxes en tout genre, des procédures modifiées… Le prix élevé du carburant révèle les faiblesses structurelles des grandes compagnies.
James May, représentant de l’Association du transport aérien américain (Ata) a prévenu en juin 2008 la commission du Sénat : « Les compagnies américaines subiront, selon l’évolution du prix du carburant, des pertes pouvant atteindre 15 milliards de dollars.L’impact économique des cours du brut pourrait dépasser celui des attentats du 11 septembre 2001. Les pertes cumulées avaient atteint en 2002, un total de 11 milliards. » Il insiste : «Cette année les compagnies aériennes américaines dépenseront plus de 61 milliards de dollars en carburant, soit davantage que les dépenses des quatre dernières années pour ce poste. Si le Congrès n’agit pas rapidement, notre pays n’aura plus de transport aérien viable. »
Son collègue Giovanni Bisignani, directeur général de l’Association internationale du transport aérien (Iata) est encore plus précis. « Chaque dollar supplémentaire sur le prix du baril se traduit pour le transport aérien par 1,6 milliard de dollars de coûts supplémentaires. Après 2001, nous avions un problème de perte de trafic et de recettes. Aujourd’hui, nous avons à la fois une perte de revenus, liée au ralentissement du trafic, et un problème de coûts, du fait du pétrole », déclarait-il à Istanbul lors de l’assemblée générale de l’association.
De fait, le poste carburant représente plus de la moitié des coûts des compagnies au lieu de 10 % en 1992. Et ce n’est pas la récente baisse des cours du pétrole qui modifie fondamentalement les données du problème. Aux États-Unis, la hausse de la facture pétrolière de 20 milliards de dollars en 2008 équivaut à 267 000 emplois ou encore à l’achat de 286 nouveaux avions. Pour l’instant, les compagnies n’ont pas répercuté les hausses sur les billets. Le prix moyen d’un billet d’avion n’a augmenté que de 0,5 % aux États-Unis entre mars 2000 et mars 2008. Dans le même temps, le cours du kérosène a augmenté de 216% !
Richard Aboulafia, spécialiste du Teal Group à Washington, un consultant américain apprécié au Pentagone, estime que la consolidation du secteur est inévitable. Elle a déjà commencé, avec les rapprochements d’US Airways et de United Airlines, de Delta, partenaire d’Air France, et de Northwest, de Continental et d’American Airlines. À terme, les big six ne seront plus que deux ou trois.Fusions difficiles car les flottes ne sont pas homogènes. Les pilotes doivent s’adapter à de nouveaux modèles et à leurs procédures de sécurité spécifiques.
La crise fait ressortir la fragilité d’un secteur que les politiques n’ont pas eu le courage de restructurer à temps. Selon une étude du ministère des Transports, publiée à la fin avril, un déplacement aérien à l’intérieur des États-Unis est plus long aujourd’hui qu’il y a vingt ans. Pour se rendre de New York à San José en Californie, entre l’heure prévue d’embarquement et l’heure d’arrivée, il faut en moyenne trois heures de plus ! En cause, les retards constants, la flotte âgée, les aéroports saturés, les annulations de vol trop fréquentes, le contrôle aérien archaïque et les mesures de sécurité renforcées.
Il y a trente ans, le Congrès adoptait la loi de dérégulation aérienne. « Depuis, le transport aérien américain s’est gravement détérioré », indique Robert Crandall, ancien président d’American Airlines. Nos compagnies étaient des leaders mondiaux, elles sont désormais à la traîne dans tous les domaines ».
Que peut faire l’État ? Les spécialistes américains demandent deux choses, utiles mais insuffisantes face à l’ampleur de la crise : l’autorisation de suspendre certaines lignes internationales pendant un à deux ans sans se voir retirer des droits de trafic, ainsi qu’un moratoire sur toutes les mesures susceptibles d’alourdir les coûts des compagnies comme l’augmentation des taxes aéroportuaires.
Depuis le rapport de James May au Congrès, la publication des résultats des compagnies n’a fait que confirmer la mauvaise santé du secteur. À l’exception de Southwest, toutes les compagnies sont en pertes. À peine sortie du chapitre 11 il y a un an, Delta Air Lines a annoncé le 16 juillet une perte de un milliard de dollars au deuxième trimestre et American Airlines une perte de 1,4 milliard.
United Airlines, deuxième compagnie américaine, perd 2,7 milliards contre un profit de 274 millions entre avril et juin 2007. US AirwaysFrontier Airlines, est en redressement judiciaire. enregistre, pour sa part, une perte de 567 millions au lieu d’un bénéfice de 263 millions un an plus tôt. Depuis janvier, huit petits transporteurs ont disparu, un neuvième,
Toutes, de Northwest à Virgin America en passant par American Airlines, prévoient des réductions de capacité, la suppression de certaines lignes, des licenciements ainsi que le retrait des appareils les plus gourmands en carburant.
United a ainsi décidé de retirer de sa flotte 30 vieux MD 80, tous ses Boeing 737 – 94 appareils anciens – ainsi que 6 Boeing 747.Continental retire de sa flotte pour un an 14 Boeing 737 trop voraces en fuel.
La moitié de la flotte d’American Airlines, de United, de Northwest et de Continental est hors d’âge et consomme jusqu’à 30 % de plus qu’un Airbus A320 ou qu’un Boeing 737 de dernière génération. Ils coûtent cher également en maintenance.
« Nous ne pensons pas que le secteur aérien puisse continuer dans sa forme présente », estime Gerard Arpey, président d’American Airlines, tout en indiquant qu’il réduira à nouveau les capacités s’il le faut et changera les flottes. La vente de plusieurs actifs lui a déjà permis d’obtenir 720 millions de dollars et de terminer le trimestre avec 5,5 milliards de liquidités. Mais il attendra que la situation se stabilise avant de vendre sa compagnie régionale Eagle Star.
Le remplacement des appareils est bien entamé mais il risque de n’être que partiel, à la fois parce que les capacités se réduisent et parce les bilans financiers des compagnies ne permettent pas de payer de nombreux appareils neufs.
Cette mauvaise santé aura des répercussions sur les avionneurs. La socié- té ILFC, loueur d’avions américain, estime déjà qu’entre 25 et 30 % des carnets de commandes d’Airbus et de Boeing sont menacés d’annulations ou de reports. Même si le prix du carburant favorise les commandes des gros-porteurs du type A380.
Le personnel est également touché. United supprimera 5 500 postes d’ici à la fin 2009, en plus des 1 500 suppressions déjà programmées. American Airlines s’apprête à faire disparaître 1 500 emplois. Ce plan s’ajoute à la suppression de 1 100 postes en début d’année. La compagnie retire par ailleurs 127 appareils. Son concurrent Delta Airlines compte diminuer de 13 % ses lignes intérieures au second semestre. L’“Official Airlines Guide” qui compile depuis trente ans les programmes des transporteurs aériens estime que la réduction de capacité atteindra 7 % au dernier trimestre 2008.Les coupes des compagnies américaines – 20 millions de sièges en moins par rapport au quatrième trimestre 2007 – font perdre au marché américain sa place de numéro un mondial. Il est supplanté pour la première fois par le marché intra-asiatique.
Le service à bord devient moins généreux. La compagnie à bas coûts Jet Blue, en perte nette de 7 millions de dollars au deuxième trimestre, fait désormais payer 7 dollars l’oreiller et la couverture tandis qu’US Airways demande 2 dollars pour une bouteille d’eau et 1 dollar pour un café. Plus l’avion est lourd, plus il consomme de carburant, c’est pourquoi les tarifs de l’enregistrement des bagages sont revus à la hausse chez United comme chez ses concurrentes.
La hausse du prix du baril pèse aussi sur les compagnies européennes et asiatiques, qui adoptent des mesures similaires. La plus spectaculaire est peut-être la suppression depuis le 1er juillet des vols Bangkok-New York par la Thai Airways et la vente des quatre Airbus qui assuraient cette liaison. Qantas, China Eastern Airlines réduisent elles aussi leurs capacités. China Southern,partenaire d’Air France, a annoncé pour sa part la fermeture de huit lignes internationales et des réductions de fréquences sur quatorze autres destinations,dont Paris-Canton.
En Europe, Air France-KLM s’en sort mieux que ses consoeurs, grâce à ses couvertures contre les hausses de fuel (voir notre encadré). La compagnie peut profiter de deux aéroports internationaux, Amsterdam et Roissy. La faillite d’Alitalia, les difficultés de la scandinave SAS rappellent la fragilité persistante du secteur. Les low-cost comme Ryanair sont d’autant plus touchées qu’elles ne peuvent guère jouer sur les services, déjà réduits au minimum.
Les “surcharges carburant” – 202 dollars sur un vol Paris-New York –, réajustées en permanence en fonction de l’évolution des cours du kérosène, font partie des remèdes mais les vols économiques le sont de moins en moins. Air France constate une baisse des réservations dans cette catégorie sur les longs-courriers. Néanmoins, les surcharges réversibles sont préférables à des hausses de tarifs. Si le prix du baril redescend durablement en dessous d’un certain seuil, la surcharge est supprimée.
Autre piste, la multiplication des escales pour les plus longs trajets, de manière à acheter au plus juste la quantité de kérosène nécessaire pour une ligne donnée. Avec une limite : à calculer trop juste, des dizaines d’avions de Continental ont été obligés de se poser en urgence en 2007 par manque de carburant.
La dérégulation sans rationalisation a ses limites. La crise pétrolière les a révélées. Les regroupements de compagnies et le transport multimodal train-avion ont de l’avenir.
Air France-KLM. Le roi des swaps
Les couvertures pétrolières sont des instruments financiers (swap),totalement déconnectés de l’achat physique de carburant, qui permettent de se protéger des risques de hausse des cours. Air France a adopté cette politique depuis quatre ans. La compagnie s’engage à l’avance sur un prix à une échéance donnée pour une proportion décroissante du volume total consommé. Ces couvertures sont efficaces quand le prix monte brutalement. Les gains se transforment en perte quand il baisse.C’est ce qui s’est passé pour Air France en 1998, avec une perte de 87 millions de dollars. Dans les périodes de forte hausse, leur bien-fondé n’est plus à démontrer. En 2004, la facture pétrolière a atteint 2,6 milliards d’euros, soit un tiers de plus par rapport à l’exercice précédent. Une couverture de 69% de sa consommation de “jet fuel”a permis d’économiser 465 millions de dollars par rapport aux prix du marché.En 2005-2006,les dirigeants d’Air France travaillent sur une hypothèse de prix à 565 dollars la tonne au lieu de 528 en mai 2005 et 440 un an plus tôt.Un renforcement du taux de couverture est alors prévu de 69 à 81%; ce qui permettrait d’économiser 830 millions d’euros. En 2007-2008, le jet fuel atteint 803 dollars la tonne. La consommation de la compagnie s’élève à 11,5 millions de mètres cubes.Avant couverture, la facture de carburant atteint 7,5 milliards de dollars. Après couverture, elle est encore de 6,4 milliards, mais plus de un milliard de dollars ont été économisés. >>
Marie-Thérèse Ferracci, Valeurs Actuelles, 21-VIII-2008
25.08.2008
Lufthansa durcit le ton dans le dossier Austrian Airlines
<< La compagnie allemande menace de mettre fin à son partenariat stratégique avec sa rivale autrichienne.
LA COMPÉTITION autour du rachat d'Austrian Airlines (AUA) prend un tour nettement moins amical. Déterminé à racheter les 42,75 % de parts du capital de la compagnie autrichienne, également convoitées par Air France-KLM, Turkish Airlines, Air China et la russe S7, Lufthansa durcit le ton. La compagnie allemande menace, en cas d'échec de son offre, de mettre un terme au partenariat commercial qui la lie à AUA dans le cadre de Star Alliance. D'après le magazine viennois Trend, Lufthansa pourrait « dissoudre » le joint-venture qui leur permet d'assurer en commun des liaisons aériennes, la maintenance des aéronefs et la formation du personnel navigant.
Augmentation de capital
Fin juillet, Lufthansa avait été cité comme le meilleur repreneur possible dans un rapport du Boston Consulting, mandaté par Austrian Airlines. « La solution que nous privilégions est une fusion avec un puissant partenaire aérien », a alors déclaré Alfred Ötsch, le PDG d'AUA, qui a perdu 50 millions d'euros au premier semestre.
Depuis, l'hypothèse d'un rachat par Lufthansa fait son chemin, d'après des sources proches du conseil d'administration d'Austrian et malgré la consigne de silence imposée à ses membres. Mais l'ascendant de Lufthansa sur ses rivaux reste fragile. Un rapport publié par la banque autrichienne Raiffeisen Centrobank estime que cette option affaiblirait considérablement l'aéroport de Vienne, principale plate-forme de transit avec l'Europe centrale et orientale.
La Lufthansa pourrait en effet être tentée de privilégier le site de Munich. Vienne pourrait perdre 15 % de son trafic passagers. Pour l'éviter, les autorités autrichiennes ont ajouté quelques conditions à la reprise d'AUA : le maintien de Vienne en qualité de hub majeur vers l'est, la préservation du nom Austrian Airlines et d'une minorité de blocage de 25 % dans les mains du holding publique ÖIAG. En attendant d'être fixée sur son sort, AUA va lancer une augmentation de capital de 400 millions d'euros. Une part devrait être réservée à un homme d'affaire austro-saoudien susceptible de s'intéresser également à la compagnie en quasi-faillite Alitalia. >>
Maurin Picard, Le Figaro, 25-VIII-2008
16:30 Publié dans Ils travaillent dans le transport aérien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lufthansa, austrian airlines, partenariat, alitalia, air france-klm, turkish airlines, air china
24.08.2008
Le partenaire étranger d'Alitalia serait Lufthansa
<< La compagnie allemande Lufthansa serait le partenaire étranger qui ferait alliance avec Alitalia dans le cadre du plan de sauvetage de la compagnie italienne, affirme samedi le quotidien La Stampa, citant des sources proches du dossier.
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi avait annoncé le 7 août des discussions "avec une grande compagnie étrangère" en vue d'une "alliance" avec Alitalia avant de boucler le plan de sauvetage.
"Il n'y a plus de doute sur le partenaire étranger: Lufthansa est en pole position pour conclure une alliance" avec Alitalia, affirme le quotidien de Turin.
Evoquant le nom de l'un des repreneurs pressentis pour la compagnie italienne, celui de Carlo Toto, le patron de la compagnie Air One, le quotidien affirme également qu'un "accord aurait été trouvé" avec ce dernier.
Il prévoirait la vente d'Air One à la "nouvelle Alitalia", assorti de l'engagement de réinvestir une partie du montant de cette vente dans la nouvelle compagnie italienne.
Selon les indiscrétions de la presse, Alitalia serait scindée en deux, une nouvelle société intégrant les activités rentables tandis qu'une autre "lestée" des dettes et des activités sans avenir serait mise en faillite.
Alitalia doit annoncer vendredi prochain ses résultats semestriels.
Elle a enregistré une perte avant impôts de 215 millions d'euros au premier trimestre. >>
AFP, 23-VIII-2008
10:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alitalia, silvio berlusconi, faillite, sauvetage, avionneur, air france-klm, lufthansa
23.08.2008
Alitalia prépare sa restructuration en attendant un allié
<< ROME/MILAN, 22 août (Reuters) - Le dernier projet en date destiné à sauver Alitalia de la faillite prévoit une scission de ses activités déficitaires, destinées au redressement judiciaire, ainsi que la poursuite des recherches d'un partenaire étranger, a-t-on appris vendredi de source gouvernementale.
Air France-KLM , British Airways et Lufthansa figurent parmi les alliés potentiels envisagés pour la compagnie aérienne, dont l'Etat italien possède 49,9%, a déclaré une autre source proche du dossier.
Cependant British Airways n'envisage aucun partenariat avec Alitalia, a déclaré une source du secteur. Une porte-parole de BA a expliqué que le groupe ne commentait pas les spéculations de marché.
Air France-KLM et Lufthansa ont elles aussi refusé de commenter ces informations.
"Air France est une option étrangère à l'étude, tout comme Lufthansa et British Airways", a déclaré la source, qui a requis l'anonymat.
Il n'est pas certain, a-t-elle précisé, que des contacts aient été pris avec une ou plusieurs compagnies étrangères dans le cadre du nouveau projet de restructuration, élaboré par la banque Intesa Sanpaolo.
LUFTHANSA SERAIT EN "POLE POSITION"
Air France-KLM avait renoncé au printemps à une offre de reprise d'Alitalia, acceptée par le précédent gouvernement de Rome mais contestée par les syndicats de la compagnie italienne. En juin, le P-DG d'Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta, avait déclaré considérer le dossier comme clos. Lufthansa, pour sa part, n'a jusqu'à présent jamais présenté de proposition de reprise d'Alitalia, bien qu'il considére le marché italien comme important pour sa stratégie. La presse italienne cite régulièrement la compagnie allemande comme un candidat de premier plan à l'acquisition éventuelle d'une participation dans Alitalia une fois la restructuration de cette dernière menée à bien.
En Bourse, la cotation d'Alitalia est suspendue depuis le lancement en juin du nouveau projet de privatisation, le troisième en date.
Selon le projet élaboré par Intesa Sanpaolo, les filiales en difficulté de la compagnie seraient sorties du périmètre et placée sous administration judiciaire tandis que de nouveaux investisseurs italiens seraient sollicités pour reprendre le reste du groupe, a expliqué la source gouvernementale.
"De cette manière, Alitalia resterait en activité et le gouvernement pourrait présenter la nouvelle compagnie à un consortium italien, sans doute dès la semaine prochaine, avant de rechercher un partenaire (étranger)", a-t-elle ajouté.
Elle a précisé que Lufthansa était en "pole position".
Les noms d'investisseurs italiens impliqués dans le projet devraient être rendus publics d'ici mercredi prochain. >>
12:00 Publié dans Ils travaillent dans le transport aérien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alitalia, plan de sauvetage, faillite, silvio berlusconi, lufthansa, air france-klm
07.08.2008
L'Union européenne autorise la fusion entre Delta et Northwest
<< La commission européenne a donné ce mercredi son feu vert à la fusion entre les deux compagnies aériennes américaines. Cette opération donnera naissance à la plus grosse compagnie mondiale.
Une nouvelle étape a été franchie dans la fusion entre les deux compagnies aériennes américaines Delta Air Lines et Northwest Airlines. Les autorités européennes de la concurrence ont donné ce mercredi leur feu vert, estimant que ce rapprochement "ne poserait pas de problème de concurrence".
Les deux compagnies, membres du réseau Sky Team, aux côtés d'Air France-KLM, avaient déjà "une coopération poussée" sur les liaisons transatlantiques, a fait valoir la Commission européenne. Et leurs activités sur ces vols sont complémentaires, les deux compagnies disposant de plateformes dans des villes américaines différentes, avec seulement trois liaisons communes.
Encouragées par le coût croissant du kérosène lié à la flambée des prix du pétrole, Delta et Northwest avaient annoncé en mars leur fusion en vue de créer la plus grosse compagnie aérienne mondiale avec 176 millions de passagers transportés en 2007. Un obstacle important à ce mariage a été levé fin juin grâce à un accord entre les pilotes des deux compagnies sur la gestion de leurs carrières.
La future entité, appelée Delta, desservira 390 destinations dans 67 pays, avec un chiffre d'affaires cumulé de 35 milliards de dollars, une flotte de près de 800 appareils et environ 75.000 salariés dans le monde. Delta espère de la fusion des synergies d'un milliard de dollars par an. >>
La Tribune, 07-VIII-2008
18:30 Publié dans Ils travaillent dans le transport aérien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : delta, northwest, fusion, commission européenne, air france-klm, skyteam
La compagnie Austrian Airlines devrait être privatisée d'ici à octobre
<< Le gouvernement autrichien s'est mis d'accord, mardi 5 août, sur le principe de la privatisation d'Austrian Airlines. Une minorité de blocage restera entre les mains d'investisseurs autrichiens. Un appel d'offres pourrait être lancé avant la fin du mois.
Le rapport de l'entreprise Boston Consulting Group, approuvé le 28 juillet par le conseil d'administration d'Austrian, ne laissait aucune ambiguïté : sans alliance avec " un partenaire stratégique ", la compagnie aérienne, qui accuse une perte de 48,7 millions d'euros au premier semestre 2008 et traîne une dette de 900 millions d'euros, n'est pas viable.
Exit l'option d'une " solution autrichienne " préconisée par l'ensemble de l'échiquier politique. Elle se limitera à la détention d'une minorité de blocage (25 % plus une action) par un consortium d'entrepreneurs autrichiens. Actuellement, la société publique ÖIAG détient 42,7 % du capital.
En mai, le financier saoudien Al Jaber renonçait à entrer dans le capital d'Austrian Airlines, la privant d'une injection de 150 millions d'euros. La compagnie se retrouvait le dos au mur. En dépit d'un plan d'assainissement drastique et du recentrage sur les destinations est-européennes, Austrian n'est pas en mesure de faire face à la concurrence dans un marché en pleine concentration.
Après de longs atermoiements dus au contexte politique, le processus de privatisation devrait être enclenché très rapidement. Mercredi 12 août, le conseil des ministres doit donner l'ordre de privatisation et ouvrir immédiatement la voie à un appel d'offres pour une décision sur le choix du repreneur d'ici la fin octobre.
RÉSEAU EST-EUROPÉEN
Les principales exigences envers les candidats seraient la conservation de la marque Austrian, le maintien du siège social à Vienne et le maintien d'" un réseau minimum acceptable ", selon les termes du président du conseil de surveillance de l'ÖIAG, Peter Mitterbauer.
Petite compagnie face à Air France-KLM, Lufthansa ou British Airways, Austrian, qui compte 8 000 employés, s'est néanmoins positionnée comme leader des destinations est-européennes (48 villes desservies) et s'est développée vers le Moyen-Orient. L'aéroport de Vienne, qui assure 60 % des passages en transit d'Austrian, est fortement dépendant du réseau de la compagnie nationale.
Parmi les repreneurs possibles, Lufthansa, déjà partenaire dans la coalition Star Alliance, fait figure de favori. Le groupe Air France-KLM, récemment frustré de la reprise d'Alitalia, serait lui aussi intéressé. >>
Laurence Monnot, Le Monde, 08-VIII-2008
16:30 Publié dans Ils travaillent dans le transport aérien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : austrian airlines, privatisation, autriche, lufthansa, air france-klm, alitalia
01.08.2008
Alitalia négocie avec compagnies étrangères
<< Alitalia négocie avec des compagnies aériennes étrangères en vue de son rachat, et une solution pourrait être trouvée à l'automne, rapporte vendredi La Repubblica dans son édition en ligne, citant des déclarations du Premier ministre italien Silvio Berlusconi sur une chaîne de télévision.
Contrairement à la situation antérieure, il y a aujourd'hui "la certitude d'un plan industriel, les capitaux, les partenaires pour une nouvelle équipe, et en outre, nous négocions avec des compagnies étrangères", a déclaré le chef du gouvernement italien, selon le journal. Silvio Berlusconi n'a pas révélé les noms de ces compagnies étrangères.
Des sources proches d'Air France-KLM ayant exclu que la compagnie aérienne française s'intéresse à nouveau à Alitalia, les déclarations de Berlusconi font ressurgir la possibilité que Deutsche Lufthansa AG soit candidat au rachat, indique le quotidien italien.
Silvio Berlusconi a déclaré qu'il sera nécessaire de procéder à des suppressions d'emplois, sans toutefois les chiffrer, expliquant que la seule autre possibilité serait la mise en faillite d'Alitalia, qui ferait perdre leur emploi à 20.000 employés, rapporte La Repubblica. >>
Dow Jones Newswire, 01-VIII-2008
15:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alitalia, silvio berlusconi, faillite, sauvetage, avionneur, air france-klm, lufthansa
29.07.2008
Iberia et British Airways discutent d'une fusion
<< La compagnie aérienne britannique est déjà présente au capital de son homologue espagnole dont elle détient 13%. Iberia vient en retour d'acheter des titres British Airways.Alors que la cotation de la compagnie aérienne Iberia a été suspendue quelques minutes à la Bourse de Madrid, British Airways annonce être en discussion avec le transporteur hispanique en vue d'une fusion par échange d'actions. Le président d'Iberia Fernando Conte et le PDG de British Airways, Willie Walsh vont tenir une conférence de presse à 14 heures à Madrid. A la reprise de cotation, le titre Iberia s'est envolé de 12,8%.
La compagnie aérienne britannique est déjà présente au capital de son homologue espagnole dont elle détient 13,5%. Iberia annonce ce mardi avoir avait acheté sur le marché en mai et juin 2,99% du capital de British Airways et posséder des options sur 6,99% supplémentaires "pour établir une symétrie actionnariale avec les intérêts de British Airways dans le capital d'Iberia", selon un communiqué de la compagnie espagnole.
Iberia fait depuis de long mois l'objet d'intenses spéculations sur un rachat ou une alliance. Outre British Airways, Air France -KLM et l'allemande Lufthansa ont regardé le dossier. Mais Madrid a veillé à la possibilité de défendre le tour de table de la compagnie aérienne hispanique grâce à l'entrée de grands investisseurs espagnols au capital. >>
La Tribune, 29-VII-2008
15:49 Publié dans Ils travaillent dans le transport aérien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : iberia, british airways, rachat, fusion, bourse, titre, air france-klm
La flambée du brut pèse sur les low-cost
<< Le résultat net de Ryanair s'est effondré de 85 % au premier trimestre, à 20,8 millions d'euros. Air Berlin risque de supprimer plus de vols que prévu.
C'est le meilleur baromètre de l'ampleur du choc pétrolier, qui pèse sur les compagnies à bas coûts. Hier, Ryanair, à la fois plus grosse low-cost européenne et plus rentable compagnie aérienne d'Europe, a annoncé un effondrement de 85 % de son résultat net au premier trimestre (avril-juin) de son exercice 2008-2009, à 20,8 millions d'euros. Pis, la direction table sur un résultat compris entre l'équilibre et une perte de 60 millions d'euros.
Ces résultats illustrent une triste réalité. Les compagnies à bas coûts peinent à transférer sur les passagers la hausse de leur facture carburant (+ 93 % dans le cas de Ryanair). Sa recette unitaire a chuté de 8 % au premier trimestre. Elle devrait se situer entre 0 et - 5 % cette année, contre une fourchette de 0 à + 5 % espérée il y a peu. Selon le directeur financier de Ryanair, Howard Millard, " les compagnies qui prédisent des augmentations de prix sont irréalistes ". Les hausses de tarifs ont davantage impacté les passagers sensibles au prix, le coeur de la clientèle des low-cost. Des mesures drastiques s'imposent. Cet hiver, Ryanair va clouer au sol une vingtaine d'avions et suspendre des lignes. Même sort pour Air Berlin, qui pourrait supprimer bien plus que les 14 lignes prévues.
CONCENTRATION
Les low-cost sont d'autant plus sensibles à la flambée du pétrole qu'il représente l'essentiel de leurs coûts (plus de 50 %) et qu'elles ont déjà fortement rogné les autres postes de dépenses. Est-ce donc la fin du modèle low-cost comme le prédisent certains experts ? Assurément non, même si une flopée de petites compagnies risquent de disparaître. Le modèle opposé, les compagnies traditionnelles, ne résiste pas plus. Les rares compagnies qui tablent sur des bénéfices le doivent à leur couverture carburant. Seules les compagnies les plus robustes sortiront renforcées de la crise. Air France-KLM et Lufthansa pour les traditionnelles, Ryanair et Easyjet pour les low-cost. Elles pourraient tirer profit de la disparition de concurrents. La différence se situe ailleurs. La concentration des low-cost risque de se faire plus rapidement que chez les compagnies traditionnelles. >>
Fabrice Gliszczynski, La Tribune, 28-VII-200810:32 Publié dans L'univers des compagnies aériennes low cost, Prix du kérosène : une menace plane sur le secteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ryanair, low cost, easyjet, air berlin, air france-klm, lufthansa


