25.08.2008
Annulations de commandes : Airbus serein
<< Les désistements de commandes d'avions n'inquiètent pas les grands constructeurs, car ils sont le fait d'une poignée de compagnies américaines exsangues.
LES CYCLES de l'industrie aéronautique ne se superposent pas tout à fait à ceux du transport aérien. Si la croissance de ce dernier s'essouffle légèrement, les constructeurs d'avions affichent, eux, un excellent moral. Après le salon de Farnborough en juillet, Airbus, qui totalise 711 commandes depuis le début de l'année, a même relevé ses prévisions à la hausse de 700 à 850 en 2008. Les chiffres de Boeing sont également bons avec, en date du 12 août, 577 contrats signés.
Mais il faut déduire les désistements. Chez Airbus, on décompte 43 annulations, dont une grande partie due à des conversions d'A 350 (ancienne version d'avant 2006) en A 350 XWB (nouvelle version). Mais d'autres sont attendues, en raison des difficultés de compagnies aériennes américaines. Parmi les 4 000 avions restant à livrer par Airbus, près de 200 sont destinés à des sociétés mal en point, comme United ou US Airways.
Boeing aussi fait face à 146 commandes « incertaines » de Continental et Delta. En valeur absolue, cela représente une dizaine de milliards de dollars de manque à gagner pour chaque constructeur et presque un semestre de production. En valeur relative, c'est très peu par rapport au montant des carnets de commandes de 400 milliards de dollars. En fait, seuls les délais de livraison changeraient et gagneraient quelques semaines d'ici à 2013. Seule American Airlines, pour sortir de la spirale infernale des avions anciens gourmands en carburant, a réussi à négocier avec Boeing la conversion en commande d'une option de 26 B 737 (plus de 2 milliards de dollars au tarif catalogue). Six d'entre eux doivent être livrés très vite, avant 2010.
Des appareils plus productifs
Quand une compagnie aérienne passe une commande d'avions, celle-ci répond généralement à un double impératif : renouveler la flotte avec des appareils plus productifs (notamment en termes de consommation) mais aussi faire face à la croissance du trafic.
Depuis quelques mois, la première exigence, avec un baril entre 100 et 150 dollars, est devenue essentielle pour la survie des compagnies. En même temps, la répercussion de la hausse du cours du pétrole dans le prix des billets tend à éloigner les passagers et inciterait à réduire la capacité de sa flotte. Ce qui explique les récentes intentions de Michael O'Leary, président de la compagnie irlandaise Ryanair, d'acquérir 400 avions supplémentaires chez Airbus ou Boeing. Ils seraient livrables à partir de 2013, lorsque la conjoncture devrait être meilleure pour le transport aérien.
En attendant, Ryanair laisse passer l'orage en fermant temporairement sept bases en Europe. Ce qui laissera cet hiver huit avions au sol. >>
Thierry Vigoureux, Le Figaro, 25-VIII-2008
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01.08.2008
Emirates Airline fait l'acquisition de 60 gros-porteurs Airbus
<< La compagnie Emirates Airline, basée à Dubai, a signé une lettre d'intention (LoI) portant sur 30 A350 XWB et 30 A330-300 d'Airbus. Cet accord a été signé par le Sheikh Ahmed Bin Saeed Al Maktoum, Chairman et Chief Executive d'Emirates Airline et d'Emirates Group et Tom Enders, Président et CEO d'Airbus, à l'occasion de la livraison, à Hambourg, du premier A380 destiné à la compagnie.
A l'occasion du 10ème salon aéronautique de Dubai, en 2007, Emirates avait signé un contrat portant sur la commande ferme de 70 A350 XWB assortie d'options pour 50 appareils supplémentaires. L'accord signé aujourd'hui confirme l'acquisition de 30 de ces A350 XWB en option. Avec cette transaction, le nombre total d'A350 XWB commandés par Emirates s'élèvera à terme à 100 exemplaires.
"Dubai a pour objectif d'accueillir 15 millions de visiteurs par an d'ici à 2012 et Emirates a avancé ses programmes de développement. L'A350 XWB et l'A330 permettront à Emirates de se développer en exploitant des appareils de technologie avancée à faible consommation de carburant. Avec l'A380, ce sont les appareils dont nous avons besoin pour atteindre nos objectifs," a déclaré le Sheikh Ahmed.
"Le rythme de croissance d'Emirates Airline reste impressionnant. Nous sommes fiers de la confiance qu'Emirates place dans Airbus. Nous sommes heureux que l'esprit visionnaire et l'innovation qui caractérisent l'A330, l'A350 et l'ensemble des appareils de la gamme Airbus contribuent aux programmes de développement rapide d'Emirates et de Dubai. Ces commandes et la livraison du premier A380 à la compagnie font de ce jour un jour remarquable, non seulement dans l'histoire d'Airbus, mais aussi d'Emirates," a pour sa part souligné Tom Enders, Président et CEO d'Airbus.
Grâce à un fuselage de véritable gros-porteur permettant d'offrir un très grand confort, l'A330-300 peut adapter la configuration de ses sièges et classes en fonction des besoins des clients. Cet appareil peut parcourir des distances allant jusqu'à 10 500 km/5 650 nm avec une pleine charge passagers. Très rentable et parfaitement adapté au marché moyen/long-courrier, l'A330-300 offre le meilleur compromis autonomie/coût, surtout en période de hausse des prix du carburant. L'A330-300 est actuellement le moyen le plus économique pour transporter quelque 300 passagers sur des lignes moyen-courriers, dans un confort de véritable long-courrier.
La famille A350 XWB (Xtra Wide-Body) est la réponse fournie par Airbus à la demande du marché portant sur une famille très rentable de gros-porteurs long-courriers de moyenne capacité. L'A350 XWB, doté d'une autonomie allant jusqu'à 15 400 km/8 300 nm, est disponible en trois versions passagers de base : l'A350-800, qui peut transporter 270 passagers, l'A350-900 de 314 sièges, et l'A350-1000, conçu pour accueillir 350 passagers dans un aménagement tri-classe standard. L'A350 XWB est doté du fuselage le plus large de sa catégorie, offre des niveaux sans précédent de confort, et affiche également les coûts d'exploitation et les coûts au siège-kilomètre les plus bas de tous les appareils de ce segment de marché. Equipés de deux réacteurs de nouvelle génération Trent XWB de Rolls-Royce, délivrant chacun jusqu'à 92 000 lbs de poussée, les appareils de la famille A350 XWB sont conçus pour faire face aux défis actuels : prix de carburant élevés, attentes des passagers toujours plus grandes et préoccupations environnementales. Sans prendre en compte les avions faisant l'objet de cette lettre d'intention signée par Emirates, les commandes fermes de ce type d'appareil s'élèvent à plus de 470 exemplaires destinés à 28 clients. >>
Airbus, 01-VIII-2008
13:07 Publié dans Ils travaillent dans le transport aérien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emirates, airbus, a350, a380, a330-300, duabi, appareils
09.07.2008
Airbus devance toujours Boeing dans un ciel assombri par l'or noir cher
Au 30 juin, Airbus totalisait 487 commandes nettes d'avions en six mois, selon un communiqué diffusé mardi par la filiale du groupe européen de défense et d'aéronautique EADS. Boeing en affichait 475 au 1er juillet, selon des chiffres disponibles sur son site internet.
Après des années de commandes record --dont 2007, un crû exceptionnel dans l'histoire de l'aéronautique, où les deux géants avaient totalisé ensemble 2.754 commandes d'avions, une performance inédite-- leurs usines tournent à plein. En ce qui concerne les livraisons, ils sont quasiment à égalité, Airbus ayant livré entre janvier et juin 245 appareils, Boeing 241.
Mais en 2008, l'horizon semble moins dégagé pour les avionneurs. "L'environnement de prix du pétrole durablement élevé, combiné au risque de craquement des pays émergents, pointés par nos économistes, nous amène à adopter une position prudente sur les titres exposés à l'aviation civile", remarquent les analystes de Oddo Securities, dans une note récente.
Quelque 25 compagnies aériennes ont cessé leurs opérations ou fait faillite au cours des six premiers mois de l'année en raison de la flambée des cours des carburants, un chiffre sans égal, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'Association internationale du transport aérien (Iata).
Le poste kérosène se taille actuellement la part du lion dans les dépenses des transporteurs, alors que les cours du pétrole évoluent à des niveaux records, à plus de 140 dollars le baril. Particulièrement touchées, les américaines et les compagnies à bas coûts.
Par conséquent, "les compagnies aériennes vont être amenées à prendre plusieurs décisions défavorables aux constructeurs", dont une réduction des commandes, préviennent les analystes d'Oddo Securities.
Le spectre des reports et des annulations se profile. Certains spécialistes de l'industrie évoquent les chiffres de 25 à 30% des commandes d'avions qui pourraient être ajournées ou annulées par des transporteurs en difficulté.
Pour 525 commandes brutes passées au premier semestre, Airbus a enregistré 38 annulations, a-t-il précisé. Boeing, une seule.
Sur les six premiers mois de l'année, les moyen-courriers, très prisés pour les liaisons point à point, notamment par les compagnies à bas-coûts, restent en tête des commandes auprès des deux constructeurs.
Chez Airbus, la famille de monocouloirs A320, d'une capacité de 105 à 185 sièges suivant les versions (A318 à A321), affiche 335 commandes brutes moins 12 annulations. Boeing compte 355 commandes brutes moins une annulation pour ses 737.
Viennent ensuite les long-courriers. Pour la famille des A330, A340 et A350, ce dernier devant entrer en service en 2013, Airbus affiche 187 commandes brutes moins 26 annulations. Pour ses 777 et 787, dont la mise en service est prévue en 2009, Boeing a enregistré 119 commandes et aucune annulation.
Pour les gros-porteurs, Airbus a enregistré trois commandes de A380 et Boeing deux de 747. >>
Cécile Le Prioux, AFP, 08-VII-2008
16:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : airbus, boeing, eads, appareils, a380, a320, a319


