30.07.2008

Tour d’horizon d’un avion de transport commercial

Qu’est-ce qu’un avion de transport commercial ? Comment se nomment et à quoi servent les différentes parties qui le composent ?


Un peu de physique pour commencer


L’avion de transport moderne est un monoplan. En effet, contrairement aux appareils de la grande époque de l’aviation à hélices, sa sustentation est assurée par une seule paire d’ailes. Ces dernières sont en flèche, et même en flèche progressive car leur axe n’est pas perpendiculaire à celui de l’appareil. Leurs pointes, ajoutons-le, sont rejetées en arrière par rapport à la partie fixée au fuselage. Compte tenu de ses grandes dimensions et de sa forte masse, il est au moins bimoteur.

Fabriqué en métal et en matériaux de synthèse (fibres de carbone et de verre, renforcées par du plastique et des composites), il se compose d’une structure porteuse et d’un revêtement travaillant, ce qui signifie que sa partie extérieure peut supporter d’importants efforts.

La forme cylindrique ou légèrement ovale du corps de l’appareil permet de le prolonger sans difficulté en ajoutant un tronçon supplémentaire au fuselage. Certaines familles d’avions se sont étoffées par allongement d’un modèle de base, dont on a augmenté la capacité au prix d’un simple renforcement de la motorisation. L’inverse existe aussi : des versions raccourcies sont proposées.

Le fuselage est divisé longitudinalement en plusieurs sections : sa partie supérieure, pressurisée, accueille les passagers ; sa partie inférieure loge les bagages, le fret et une partie du carburant. Pour l’avion de fret, ou avion cargo, la partie supérieure est réduite pour stocker davantage de conteneurs.


Quelques précisions sur les composantes essentielles


Concernant leur configuration, les avions de transport commerciaux sont généralement monoplans, dotés d’ailes en flèche et de deux moteurs ou plus. Ils volent à Mach 0,8 (990 km/h) et peuvent dépasser les 10 000 mètres d’altitude.

Le fuselage est tubulaire, ce qui facilite grandement sa construction. Il est renforcé par des longerons. Notons que la partie inférieure contient le train d’atterrissage avant ainsi que les réservoirs de carburant. Elle possède sur certains modèles les trains arrière.

L’aile, ou plan de sustentation, a été dessinée de façon à pouvoir loger le train d’atterrissage et les réservoirs de carburant. Elle dispose de parties mobiles appelées ailerons qui permettent de contrôler le mouvement de l’avion sur son axe longitudinal.

L’empennage désigne les plans fixes horizontaux et verticaux de la queue. Ils se comportent comme des ailes de petite taille. Ils sont en général inclinés vers l’arrière (en flèche donc) pour diminuer leur résistance aérodynamique. Leur fonction principale est de stabiliser l’avion. Ils possèdent parfois des surfaces mobiles qui aident à contrôler l’appareil.

Les hypersustentateurs sont ces surfaces mobiles rattachées aux ailes qui facilitent l’augmentation de la portance pendant les manœuvres de décollage et d’atterrisage (volets) ou sa diminution (spoilers) durant la phase finale de l’atterrissage.

Le train d’atterrissage supporte le poids et l’accélération de l’avion au sol et durant le décollage et l’atterrissage. Pendant le vol, il disparaît dans le puit de l’aile et/ou dans le fuselage grâce à un système hydraulique qui fournit la puissance nécessaire à cette opération.

Derniers présentés, mais sans doute les plus importants, les moteurs sont habituellement logés dans des nacelles accrochées sous l’aile par des pylônes. D’autres avions les portent sur leur partie arrière, de part et d’autre du fuselage. Ces moteurs sont le plus souvent des réacteurs ou des turbopropulseurs.

La prochaine fois que vous voyagerez en avion, vous pourrez en avoir une parfaite illustration.
 
(c) Romain Masson-Mureau, VII-2008 
 
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