27.08.2008

L'aéroport d'Amsterdam prévoit une croissance nulle en 2008 et 2009

<< Le second hub d'Air France-KLM pourrait connaître une croissance nulle en 2008 et 2009, après l'entrée en vigueur d'une nouvelle taxe écologique aux Pays-Bas.

schiphol.jpgAprès Aéroports de Paris en juillet, c'est au tour d'Amsterdam-Schiphol, la deuxième plus importante base d'Air France-KLM, d'annoncer un fléchissement de son activité au premier semestre et de sombres perspectives pour le restant de l'année. Le groupe aéroportuaire, qui gère également les aéroports de Rotterdam, Lelystad et Eindhoven, a publié hier des résultats semestriels en net recul, avec une baisse de 33 % de son bénéfice net, à 95,8 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 549,5 millions, en légère croissance de 1,7 %. Son trafic passager a crû de 2,1 %, mais le nombre de mouvements d'avions a chuté de 0,1 %. Et, selon son président, Gerlach Cerfontaine, le hub de KLM pourrait en effet connaître une croissance nulle en 2008 et 2009, sous les effets conjugués du ralentissement économique et d'une nouvelle taxe écologique.

Applicable depuis le 1er juillet sur tous les vols au départ des Pays-Bas, pour responsabiliser les Néerlandais face aux dégâts écologiques du transport aérien, cette taxe s'élève à 11,25 euros pour les vols à l'intérieur de l'Union européenne et de moins de 2.500 kilomètres et à 45 euros pour les autres.« Sans cela, le trafic passagers aurait augmenté de 4 % cette année », affirme Gerlach Cerfontaine, pour qui « Amsterdam-Schiphol est menacé de perdre sa place face à la concurrence » des autres aéroports européens. >>

Didier Burg, Les Echos, 22-VIII-2008

17.07.2008

Swiss et Lufthansa paient pour éviter des poursuites

<< Soupçonnées d'entente cartellaire, les compagnies vont débourser 90 millions.

Les compagnies Lufthansa AG, Lufthansa Cargo AG et Swiss International Air Lines Ltd, ainsi que plusieurs autres transporteurs de fret aérien, ont accepté un arrangement transactionnel prévoyant le paiement de 85 millions de dollars américains en règlement d'un recours collectif aux Etats-Unis et de 5,3 millions de dollars américains pour dédommager des demandeurs canadiens.

Les compagnies concernées sont soupçonnées de s'être entendues pour fixer les prix des services d'expédition, entre le 1er janvier 2000 et le 11 septembre 2006, contrevenant ainsi au droit de la concurrence et aux règles contre les ententes illicites des Etats-Unis et du Canada.

Aucune faute reconnue

En raison de cette entente cartellaire, les clients auraient payé pour ces services de fret aérien un prix supérieur à celui qu'ils auraient acquitté en l'absence d'arrangement. Il est notamment reproché aux transporteurs d'avoir coordonné les frais de surcharge pour le kérosène ou pour la sécurité, qui s'ajoutent à leurs tarifs d'expédition normaux.

Directeur du marketing et de la stratégie de Swiss WorldCargo, Bernd Maresch confirme le règlement transactionnel, mais refuse de commenter l'affaire. Il précise seulement que les compagnies mises en cause nient toute conduite illégale. «Nous n'avons admis aucun comportement fautif, explique Bernd Maresch. Toutefois, nous avons accepté ce règlement transactionnel afin d'éviter des frais supplémentaires et d'autres inconvénients liés à ce contentieux dont nos clients auraient eu à subir les conséquences. Notre désir est d'apaiser ce différend avec des clients commerciaux avec lesquels nous entretenons de bonnes relations.»

Procès en cas de désaccord

En outre, le responsable du marketing et de la stratégie de la division du groupe Swiss chargée du transport de fret aérien refuse absolument de préciser les parts que chaque compagnie prendra à sa charge dans cet arrangement. «Nous ne publions pas de résultats d'entreprise séparés. Il n'y a donc aucune raison que nous donnions des détails quant au partage des frais dans le cadre de ce règlement transactionnel», justifie Bernd Maresch.

Le règlement transactionnel doit encore être accepté par l'ensemble des clients éventuellement lésés. Les compagnies signataires de l'accord annoncent d'ores et déjà qu'elles opposeraient divers moyens de défense aux exigences des parties demanderesses qui décideraient d'agir individuellement. >>

Clément Dubois, Le Temps, 17-VII-2008