26.08.2008
Kingfisher reporte la livraison de 32 A320
<< Le meilleur client indien d'Airbus est touché à son tour par la brutale décélération de la croissance du trafic dans le sous-continent, conséquence du renchérissement du carburant et des tarifs aériens.
Nouvelle illustration de la brutale dégradation du transport aérien en Inde, le meilleur client indien d'Airbus, la jeune compagnie Kingfisher, a dû repousser de deux ans la livraison de trente-deux A320 moyen-courriers. Initialement prévues entre 2008 et 2009, ces livraisons ont été reportées à 2010-2012, a indiqué son président-fondateur, Vijay Mallya, dans un entretien au « Financial Times ». Invoquant la concurrence « féroce et irrationnelle » sur le marché indien, le PDG de Kingfisher a également revu en baisse ses achats d'avions long-courriers, en convertissant une commande de dix A340-500 quadriréacteurs en cinq A330-200 biréacteurs à la capacité d'emport et au rayon d'action plus modeste. Sur les cinq A340 restants, deux seraient également en passe d'être revendus.
Atterrissage douloureux
Ce nouveau report représente, au prix catalogue, un manque à gagner de près de 2 milliards de dollars sur deux ans pour Airbus, qui ne livrera que seize A320 à Kingfisher d'ici à 2010. Il s'ajoute de surcroît à l'annulation l'an dernier d'une commande de soixante-deux A320 passée par Air Deccan en 2004 et 2005, avant son absorption en 2007 par Kingfisher. Mais, en acceptant ce nouveau calendrier, l'avionneur évite d'aggraver les difficultés de l'un de ses meilleurs clients. La compagnie indienne, créée il y a deux ans par le magnat de la bière indienne du même nom, lui a en effet commandé pas moins de soixante et onze appareils, dont cinq A380. Kingfisher doit adapter l'évolution de son offre à la brutale décélération du trafic intérieur indien, passé d'un rythme de croissance de 25 % par an depuis 2005, à 9 % en mai. Un atterrissage douloureux, provoqué par l'envolée du prix du carburant, qui a déjà fait plonger dans le rouge l'ensemble du transport aérien indien, avec un déficit cumulé de 40 milliards de roupies (600 millions d'euros) sur l'exercice 2007-2008, clos fin mars. Avant Kingfisher, Jet Airways et Air India avaient également annoncé leur intention de réduire la voilure. La première perdait environ 2 millions de dollars par jour, selon son directeur général. Quant à la compagnie nationale Air India, qui prévoit 458 millions de dollars de pertes pour l'exercice 2007-2008, le gouvernement a une nouvelle fois repoussé sa privatisation sine die. >>
Bruno Trevidic, Les Echos, 26-VIII-2008
09:33 Publié dans Ils travaillent dans le transport aérien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kingfisher, jet airways, air india, airbus, a320, commandes, report
25.08.2008
Annulations de commandes : Airbus serein
<< Les désistements de commandes d'avions n'inquiètent pas les grands constructeurs, car ils sont le fait d'une poignée de compagnies américaines exsangues.
LES CYCLES de l'industrie aéronautique ne se superposent pas tout à fait à ceux du transport aérien. Si la croissance de ce dernier s'essouffle légèrement, les constructeurs d'avions affichent, eux, un excellent moral. Après le salon de Farnborough en juillet, Airbus, qui totalise 711 commandes depuis le début de l'année, a même relevé ses prévisions à la hausse de 700 à 850 en 2008. Les chiffres de Boeing sont également bons avec, en date du 12 août, 577 contrats signés.
Mais il faut déduire les désistements. Chez Airbus, on décompte 43 annulations, dont une grande partie due à des conversions d'A 350 (ancienne version d'avant 2006) en A 350 XWB (nouvelle version). Mais d'autres sont attendues, en raison des difficultés de compagnies aériennes américaines. Parmi les 4 000 avions restant à livrer par Airbus, près de 200 sont destinés à des sociétés mal en point, comme United ou US Airways.
Boeing aussi fait face à 146 commandes « incertaines » de Continental et Delta. En valeur absolue, cela représente une dizaine de milliards de dollars de manque à gagner pour chaque constructeur et presque un semestre de production. En valeur relative, c'est très peu par rapport au montant des carnets de commandes de 400 milliards de dollars. En fait, seuls les délais de livraison changeraient et gagneraient quelques semaines d'ici à 2013. Seule American Airlines, pour sortir de la spirale infernale des avions anciens gourmands en carburant, a réussi à négocier avec Boeing la conversion en commande d'une option de 26 B 737 (plus de 2 milliards de dollars au tarif catalogue). Six d'entre eux doivent être livrés très vite, avant 2010.
Des appareils plus productifs
Quand une compagnie aérienne passe une commande d'avions, celle-ci répond généralement à un double impératif : renouveler la flotte avec des appareils plus productifs (notamment en termes de consommation) mais aussi faire face à la croissance du trafic.
Depuis quelques mois, la première exigence, avec un baril entre 100 et 150 dollars, est devenue essentielle pour la survie des compagnies. En même temps, la répercussion de la hausse du cours du pétrole dans le prix des billets tend à éloigner les passagers et inciterait à réduire la capacité de sa flotte. Ce qui explique les récentes intentions de Michael O'Leary, président de la compagnie irlandaise Ryanair, d'acquérir 400 avions supplémentaires chez Airbus ou Boeing. Ils seraient livrables à partir de 2013, lorsque la conjoncture devrait être meilleure pour le transport aérien.
En attendant, Ryanair laisse passer l'orage en fermant temporairement sept bases en Europe. Ce qui laissera cet hiver huit avions au sol. >>
Thierry Vigoureux, Le Figaro, 25-VIII-2008
17:00 Publié dans Ils travaillent dans le transport aérien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : airbus, boeing, appareils, commandes, annulations, constructeurs
18.07.2008
Bombardier a volé le show au salon aéronautique de Farnborough
Lancés en grande pompe dimanche, un jour avant l'ouverture officielle du salon aéronautique de Farnborough, les appareils de la CSeries ont effectivement suscité bien des discussions lors d'une édition marquée par les prix records du pétrole et les difficultés des compagnies aériennes américaines.
"Un nouvel avion comme celui-là, cela n'arrive qu'une fois tous les 20 ans au Québec. Alors, nous sommes très contents pour les gens de Bombardier et nous sommes ravis pour les gens de Montréal parce que l'assemblage va se faire à Mirabel", résume du côté québécois Gilles Labbé, président d'Héroux-Devtek, une compagnie qui a allongé son carnet de commandes au salon de Farnborough.
Les spécialistes de l'aviation ne semblaient guère s'inquiéter du fait que Bombardier ait lancé la CSeries en n'ayant qu'une lettre d'intention pour l'achat de 60 appareils. "Je crois les gens de Bombardier quand ils disent que leurs discussions sont bien avancées avec d'autres compagnies, affirme Adrian Schofield. Je ne crois pas que leur conseil d'administration aurait accepté d'aller de l'avant autrement."
Du côté de l'avionneur québécois, on assure que le pavillon dédié à la CSeries n'a pas dérougi. "On espère pouvoir confirmer dans les semaines et les mois à venir d'autres commandes. On a eu beaucoup d'intérêt de la part de nombreuses compagnies aériennes", dit Guy Hachey, président de Bombardier Aéronautique.
Comme d'autres, il a par contre noté la quasi-absence des compagnies aériennes américaines à cette 60e édition du salon de Farnborough. "J'imagine qu'il y en avait, mais on n'en a pas rencontré beaucoup. Elles se concentrent plutôt à se restructurer et à survivre", souligne-t-il.
Si les commandes d'avions d'affaires ont continué d'aller bon train, le président de Bombardier Aéronautique reconnaît que "du côté des avions commerciaux, il n'y a pas grand-chose qui s'est passé pour nous en Amérique du Nord. C'est un peu plus lent."
Cette année, ce sont plutôt les entreprises du Golfe et d'Asie qui ont volé la vedette. A elle seule, la jeune compagnie aérienne Etihad des Emirats arabes unis a commandé lundi 205 avions Boeing et Airbus pour un total de 43 milliards $. Mercredi, c'était au tour d'Asiana Airlines de Corée du Sud de faire les manchettes en signant un contrat de 7,2 milliards $ avec Airbus pour 30 appareils A350.
Quant aux compagnies québécoises, elles ont fort bien tiré leur épingle du jeu. Héroux-Devtek a décroché un important contrat pour des trains d'atterrissage avec l'éternel rival de Bombardier, Embraer. Elle a également signé une entente avec Bell Helicopter Textron pour la fabrication de pièces sur le nouveau Bell 429.
"On a rencontré tous nos clients, on a fait des progrès dans les discussions pour de nouveaux programmes, alors, c'est un excellent salon pour nous", confirme le président de la compagnie, Gilles Labbé.
Evidemment, avec le prix du pétrole qui atteint des sommets inégalés, la consommation des avions est devenue un des sujets chauds du salon. Pratt & Whitney espère d'ailleurs avoir marqué des points en dévoilant ses nouveaux moteurs PW800 et PW1000. Moins polluants, moins gourmands, ces nouveaux moteurs sont révolutionnaires, estime André Bellemare, président de Pratt & Whitney Canada.
Alors que les PW1000 seront installés sur les appareils de la CSeries, les PW800 seront construits au Canada, possiblement dans une nouvelle usine qui pourrait voir le jour à Mirabel, a-t-on appris à Farnborough.
La compagnie CMC Electronique a également fait parler d'elle en décrochant deux contrats pour les C-130J de Lockheed Martin. "Pour nous, c'est une excellente manière de se faire connaître dans le milieu militaire", a précisé Jean-Michel Comtois, vice-président chez CMC.
Cette nouvelle a évidemment ravi le ministre du Développement économique du Québec, Raymond Bachand. D'autant que ce dernier avoue qu'"il reste du travail à faire" avec Lockheed Martin pour obtenir des retombées des contrats militaires canadiens au Québec.
Avec l'annonce de la création de 3500 emplois au Québec pour l'assemblage final des appareils de la CSeries, le ministre tire évidemment des conclusions très positives de cette édition du salon de Farnborough.
"C'est le genre de nouvelle qui n'arrive qu'une fois par génération, se réjouit-il. Maintenant, le défi pour nos compagnies, c'est de faire passer le message aux jeunes qu'il s'agit d'une industrie où ils peuvent faire une belle carrière." >>
Yves Schaffner, La Presse Canadienne, 18-VII-2008
13:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cseries, bombardier, farnborough, québec, commandes, nouvel avion
Airbus annonce des commandes pour un montant de plus de 40 milliards de dollars US au Salon aéronautique de Farnborough
Deux commandes substantielles émanant de transporteurs du Moyen-Orient ont constitué les événements majeurs du Salon. DAE Capital, division financement et leasing d'avions de Dubai Aerospace Enterprise, a signé un contrat portant sur l'acquisition de 100 appareils (30 A350-900 et 70 A320), d'une valeur de 12,6 milliards de dollars. Parallèlement, Etihad a annoncé la commande de 55 appareils, comprenant 10 A380, 20 A320 et 25 A350 XWB.
Aeroflot (cinq A321), Asiana (30 A350 XWB), la société de leasing basée aux Etats-Unis Aviation Capital Group (23 appareils de la famille A320 d'Airbus), Saudia (huit A330-300), Synergy Aerospace (10 A350-800), et Tunisair (10 A320, trois A330-200 et trois A350-800) sont autant de commandes fermes également annoncées lors de ce salon.
Outre ces nouveaux contrats, Airbus a enregistré des engagements d'achat pour neuf appareils au cours du Salon : Qatar Airways et Alis (Italie) ont signé un protocole d'accord portant respectivement sur quatre A321 et cinq avions cargo A330-200F. En outre, AerCap, société de leasing basée aux Pays-Bas, a signé un contrat en vue de la conversion de 30 A320/A321 de son ancienne flotte d'avions passagers en avions cargos (P2F). AerCap devient ainsi le client de lancement de ce programme de conversion.
Le succès d'Airbus est basé sur une conception innovante, qui permet à l'avionneur d'offrir les familles d'appareils les plus modernes dans toutes les catégories - de l'A318 de 100 sièges jusqu'à l'A380 double-pont, appareil le plus récent et de plus grande capacité au monde.
Airbus est également le seul avionneur à offrir aux compagnies une gamme complète d'avions passagers présentant une communité de poste de pilotage. Cette caractéristique permet aux compagnies d'affecter aisément et rapidement les pilotes d'un type d'appareil à un autre au cours de leur carrière, et de réaliser des économies de coûts et de temps. >>
11:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : airbus, farnborough, commandes, dubai aerospace enterprise, etihad, aeroflot, asiana
17.07.2008
Le PDG d'ILFC fait trembler les avionneurs
Steven Udvar-Hazy est certainement le patron le plus courtisé de Farnborough. Quelques semaines avant l'ouverture du Salon aéronautique lundi dernier, celui-ci a prévenu qu'ILFC (International Lease Finance Corp), le numéro un mondial de la location d'avions qu'il a fondée en 1973, pourrait passer une commande de 300 appareils monocouloirs équitablement répartis entre Airbus et Boeing. Ce ne sera vraisemblablement pas le cas. Car compte tenu de la dégradation de la conjoncture, ILFC envisage de décaler sa commande de six mois, voire d'un an, afin de bénéficier d'importants rabais.
Si l'on prend pour référence le prix catalogue de ces appareils, une telle méga-commande devrait rapporter 22 milliards de dollars aux deux avionneurs dont ILFC constitue le plus gros client. Analyste chez Evolution Securities, Nick Cunningham assure que Airbus et Boeing ont l'habitude d'accorder des ristournes de 30 %, mais que le contexte économique, marqué par la flambée du prix du kérosène et la réduction des capacités des compagnies aériennes, pourrait permettre à Steven Udvar-Hazy de leur arracher un rabais de 40 %. En remportant un contrat portant sur 150 appareils, Airbus réaliserait 21 % des 700 commandes que son PDG Tom Enders espérait signer au début de cette année pour 2008.
Après le succès d'Airbus à Farnborough, ce sera certainement beaucoup plus. L'an dernier, au salon du Bourget, ILFC avait commandé 63 appareils à Boeing pour une valeur de 8,8 milliards de dollars. La plus grosse commande jamais réalisée par la société de location a toutefois été passée auprès d'Airbus, avec 87 avions acquis en juillet 2000.
UNE FLOTTE DE 1.000 APPAREILS
Compte tenu du poids d'ILFC, dont la flotte est constituée d'environ 1.000 appareils, Steven Udvar-Hazy est habitué à exercer des pressions sur Airbus et Boeing. Quand il n'essaie pas d'obtenir des concessions auprès de l'un en agitant les faveurs que lui accorde l'autre, le PDG tente d'intimider les deux à la fois. Ainsi, Steven Udvar-Hàzy a-t-il récemment déclaré que 25 % à 30 % du carnet de commandes des deux groupes pourraient être annulés au cours des prochaines années du fait des difficultés du transport aérien. Les commandes d'ILFC comptent, les avis que porte son patron sur les appareils aussi. Et fortement. Celui-ci n'hésite pas faire part aux avionneurs de ces recommandations durant la conception d'un avion et à leur suggérer de nouveaux modèles. Et s'il n'obtient pas de gré ce qu'il désire, Steven Udvar-Hazy exprime ses griefs en public pour parvenir à ses fins. Il a convaincu Airbus de créer l'A319, devenu l'un des modèles les plus populaires du groupe, et à revoir la conception de l'A350, ce qui a coûté plus de 8 milliards de dollars à l'avionneur européen. Le PDG a par ailleurs milité pour que Boeing lance une version à la capacité et à la portée plus étendue du B777.
Pour Boeing, Steven Udvar-Hazy est sans aucun doute "l'un des dirigeants les plus respectés de l'industrie" aéronautique. Né en Hongrie, que sa famille a fuie pour les États-Unis en 1958 quinze mois après l'invasion soviétique, le patron a créé ILFC en 1973 avec deux amis. Ils investissent collectivement 150.000 dollars, louent leur premier appareil - un DC-8 d'occasion - à Aeromexico et créent un "modèle d'entreprise", qui permettra aux compagnies low-cost d'émerger. Trente-cinq ans plus tard, le groupe de 170 employés affiche un chiffre d'affaires de 4,73 milliards de dollars pour un bénéfice net de 604 millions de dollars. Les trois partenaires sont devenus milliardaires. Steven Udvar-Hazy affirme ne pas craindre l'impact de la crise que traversent les compagnies aériennes américaines dont il critique "l'arrogance" et la gestion. "Notre entreprise est plus forte que n'importe laquelle d'entre elles. Un jour viendra où elles auront besoin d'ILFC", a-t-il déclaré au New York Times.
PROPRIETE D'AIG DEPUIS 1990
Aussi puissant soit-il, Steven Udvar-Hazy n'est plus maître de sa maison. Après avoir introduit ILFC en Bourse, son cofondateur a cédé le groupe à AIG, le leader mondial de l'assurance, pour 1,3 milliard de dollars en 1990. Compte tenu des déboires financiers d'AIG, qui a accusé une perte de 7,8 milliards de dollars au premier trimestre, il a récemment tenté de regagner la liberté d'ILFC. C'était compter sans le nouveau patron de l'assureur Robert Willumstad qui cherche, certes, à délester AIG de certaines activités, mais pas de ce précieux actif. Au terme de leurs discussions, Steven Udvar-Hazy a obtenu d'AIG que les employés d'ILFC perçoivent des bonus reflétant la performance du groupe de leasing et non celle de son propriétaire en difficulté.
Parcours
Né en Hongrie en 1946, Steven Udvar-Hazy a émigré aux États-Unis avec sa famille en 1958. Il est titulaire d'un diplôme en économie d'Ucla. Il devient consultant pour des compagnies aériennes, puis fonde ILFC en 1973. Steven Udvar-Hazy introduit le groupe en Bourse en 1983, revend le groupe à l'assureur AIG en 1990, mais en reste le patron. Devenu milliardaire, ce passionné d'aviation pilote son Gulfstream V, la Rolls-Royce des jets privés. >>
Eric Chalmet, La Tribune, 17-VII-2008
15:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ilfc, steven udvar-hazy, farnborough, rabais, aig, commandes
Nouvel A320/A321 cargo d'Airbus : La société hollandaise AerCap passe commande
« Les A320 et A321P2F sont les nouvelles références sur le marché des feeders », a déclaré Klaus Heinemann, Chief Executive Officer d'AerCap. « Cette commande nous permet de renforcer et d'étendre notre portefeuille avec l'appareil le plus avancé et aussi le seul sur le segment du marché des petits avions cargos. »
« Nous sommes très fiers qu'AerCap, l'une des sociétés d'aviation leaders dans le monde, soit le client de lancement de ce tout nouvel avion-cargo », a pour sa part ajouté Lars Becker, CEO d'AFC. « Nous prévoyons la conversion de quelque 400 monocouloirs Airbus de 2012 à 2026. Le premier A320 P2F sera prêt en 2011. Après la montée en cadence, nous prévoyons la conversion d'une trentaine d'appareils de la famille A320 par an. »
« Les A320/A321P2F haut de gamme permettront de répondre à la croissance future du marché du transport de fret et de remplacer les petits avions-cargos vieillissants en service à l'heure actuelle », a souligné Christian Scherer, Executive Vice President Strategy and Future Programmes d'Airbus. « Ces appareils avancés à commandes de vol électriques permettront d'augmenter la rentabilité des opérations de transport de fret. En outre, cette nouvelle utilisation rallongera la durée de vie en service des appareils de la famille A320 couronnés de succès pour une bonne partie du 21ème siècle, tout en augmentant leur valeur de revente. Nous prévoyons une demande substantielle sur le marché. »
« La conversion des appareils de la famille A320 en avions-cargos est un projet important pour UAC », a ajouté Alexey Fedorov, Président d'UAC. « Irkut Corporation, membre de l'UAC, est un acteur majeur du projet. Nous préparons actuellement la mise en place d'une plate-forme dédiée à la conversion P2F à Zhukovskij, prochain centre de conversion pour l'industrie aéronautique russe. »
Oleg Demchenko, Président d'Irkut Corporation, devait pour sa part ajouter : « La signature du contrat avec le client de lancement est un événement important dans la réalisation de ce projet commun. Nous sommes heureux qu'Aercap, l'une des sociétés de leasing international leader, devienne notre client de lancement. L'intérêt manifesté par un certain nombre de compagnies dans la conversion des A320/A321 montre que ce type d'appareil est très prisé sur le marché mondial. »
« Avec 160 gros-porteurs cargos convertis livrés dans le monde entier, EADS EFW est reconnu comme l'expert de la conversion d'avions-cargos Airbus. Dans le lancement de ce nouveau projet, nous apportons notre savoir-faire pour le bénéfice de tous nos partenaires et clients afin de répondre à la demande du marché en conversions de nouveaux avions-cargos Airbus plus petits », a souligné Andreas Sperl, Président et CEO d'EADS EFW. « La conversion de versions passagers de monocouloirs Airbus en avions-cargos est l'idéal pour étendre notre portefeuille actuel de produits. »
Au sujet d'AFC :
Airbus Freighter Conversion GmbH (AFC) est chargé de la conversion des appareils de la famille A320/A321 d'Airbus. Cette société, interface avec les clients, est responsable de la coordination du programme, du marketing et des ventes, des contrats clients et de la livraison des avions convertis. AFC, joint-venture entre EADS EFW, Airbus, UAC et Irkut, est basée à Dresde, en Allemagne. La création d'AFC, en mars 2007, a marqué une nouvelle étape dans le vaste programme de coopération à long terme entre les industries russe et européenne. La part de la Russie dans cette joint-venture s'élève à 50 % : UAC (25 %) et Irkut (25 %). EADS EFW (32 %) et Airbus (18 %) se partagent les 50 % restants. Après la montée en cadence sur la chaîne de conversion dans les installations d'EFW de Dresde, une deuxième chaîne de conversion sera lancée à Zhukovskij, en Russie.
Au sujet de l'A320/A321P2F :
Issus de la famille A320, famille d'appareils best-seller dans le monde avec plus de 3 500 appareils déjà livrés et 2 600 avions dans son carnet de commandes, les avions passagers convertis en avions-cargos A320/A321 (P2F) représentent la seule solution avancée sur le segment de marché des petits avions-cargos. C'est la meilleure réponse sur le marché croissant du transport de fret express dans le monde. La charge marchande de ces appareils est de 21 à 28 tonnes, pour un rayon d'action allant jusqu'à 3 700 km/2 100 nm. Sur la base de sa conception initiale et d'un diamètre de fuselage plus large, cet appareil peut recevoir du fret en vrac ou en conteneurs dans ses soutes, caractéristique unique de ce segment de marché, tout en offrant une flexibilité de chargement supérieure. En outre, les A320/A321 P2F seront les avions-cargos les plus respectueux de l'environnement au monde, en raison de leur consommation de carburant, émissions et niveau de bruit très faibles. La première conversion de ces appareils sera prête en 2011, la production de série devant commencer début 2012. D'ici à 2016, la production devrait atteindre 37 appareils par an. >>
12:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eads, a320 cargo, a321 cargo, aercap, leasing, commandes, aviation civile


