25.08.2008

Olympic Airlines réduit la voilure pour faire face à ses dettes

 

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<< La compagnie aérienne grecque Olympic Airlines, criblée de dettes, a annoncé vendredi la suppression d'un vol vers la Grande-Bretagne et la réduction d'une série de liaisons vers l'étranger. Ce réaménagement « a été imposé par les importants problèmes financiers, la taille de la flotte et la conjoncture négative du fait du prix élevé du carburant », a indiqué la compagnie dans un communiqué. Olympic Airlines supprimera à partir du 14 septembre sa liaison Salonique-Londres Gatwick et réduira ses liaisons hebdomadaires entre Athènes et les villes allemandes de Francfort, Munich et Stuttgart ainsi que vers Dubaï. La compagnie, qui fait l'objet d'un énième projet de privatisation, chiffre à 19,1 millions d'euros le déficit annuel découlant du fonctionnement de ces dessertes. Et ce alors qu'obligation lui a été faite par la Commission européenne de rembourser quelque 700 millions d'euros d'aides d'Etat jugées illégales. >>

Les Echos, 25-VIII-2008

Air Austral veut conjurer la crise en maintenant ses projets de développement

<< Confrontée, comme ses concurrentes Air France et Corsair, à la baisse du trafic entre la métropole et les DOM-TOM, la compagnie réunionnaise a confirmé son projet de ligne entre la Réunion et la Nouvelle-Calédonie.

airaustral.jpgLa compagnie réunionnaise Air Austral a confirmé vendredi à Nouméa qu'elle ouvrirait mi-2009 une ligne entre La Réunion et la Nouvelle-Calédonie, se jouant de la conjoncture difficile du secteur aérien. « Air Austral va venir en Nouvelle-Calédonie, probablement vers avril 2009. Malgré un contexte compliqué, lié à la flambée du kérosène, nous maintenons notre projet », a déclaré à Nouméa Gérard Ethève, président du directoire et directeur général de la compagnie. La bonne santé économique de la Nouvelle-Calédonie, dont le taux de croissance est de l'ordre de 6 %, et le déficit de capacité de l'actuelle desserte vers la métropole à certaines périodes ont notamment pesé dans cette décision visant à conjurer la crise. Le patron fondateur de la compagnie réunionnaise a en effet indiqué qu'après avoir enregistré 14 millions d'euros de bénéfices sur l'exercice 2007-2008, « l'année à venir serait nettement moins bonne ». Le trafic global des DOM-TOM, pourtant bien orienté au début de l'année, a commencé de piquer du nez en avril. Selon les chiffres d'Aéroports de Paris, la desserte vers l'outre-mer - essentiellement Antilles et La Réunion - accuse ainsi une baisse record de 7,3 % pour juillet, par rapport à juillet 2007.

Livraison de deux Boeing

La date précise du lancement de la nouvelle desserte d'Air Austral sera annoncée dans trois semaines lors du Salon du tourisme Top Résa à Paris, a précisé le dirigeant. La compagnie de l'océan Indien prolongera deux de ses rotations hebdomadaires entre Paris et La Réunion, jusqu'en Nouvelle-Calédonie, via Sydney. Le potentiel de passagers sur le tronçon Paris-Nouméa est estimé à 15.000 en phase de lancement, et à 5.000 sur la Réunion-Nouméa. Air Austral, qui dispose d'une flotte de six appareils, attend pour mars 2009 la livraison de deux Boeing 777-300, qui seront notamment affectés à cette route. Pour ne pas concurrencer la compagnie calédonienne, Air Calédonie International (ACI), Gérard Ethève a indiqué que ACI aurait la maîtrise de la commercialisation d'une partie des billets d'Air Austral, pour le tronçon entre Nouméa et Sydney.

Les chiffres clefs de la compagnie

Air Australest né en novembre 1990 de la transformation d'Air Réunion, issu lui-même de la compagnie Réunion Air Service fondée en 1975 par Gérard Ethève.Elle compte 6 appareils en service dans sa flotte, avec 3 Boeing 777-200 ER d'une capacité de 364 sièges, 2 Boeing 737 d'une capacité maximum de 118 et 133, 1 ATR 72-500 de 64 sièges.La compagnie propose 12 destinations de et vers Paris, Saint-Denis de la Réunion, Mayotte, Maurice, Madagascar, Comores, Seychelles, Johannesburg, Marseille, Lyon, Toulouse et Bangkok. >>

Les Echos, 25-VIII-2008

22.07.2008

Le secteur aérien est pris dans la tempête du siècle

<< SUR le plan financier, les compagnies aériennes affrontent la tempête du siècle. Des deux côtés de l'Atlantique, le nombre de passagers chute du fait du ralentissement économique, ce qui les gêne pour répercuter la hausse du prix du kérosène sur leurs tarifs.

L'Association internationale du transport aérien (IATA) prévoit que le secteur va perdre 6,1 milliards de dollars (3,8 milliards d'euros) en 2008 - il en a gagné 5,6 milliards en 2007. Si le prix du pétrole reste élevé, Ryanair pourrait être la seule compagnie bénéficiaire en Europe, selon Goldman Sachs.

Que peuvent faire les transporteurs pour survivre à la tempête ? Certains, stoïques ou inconscients, ont choisi l'optimisme. D'autres ont pris le parti de contrarier le client en facturant les surplus de bagages ou les sièges côté fenêtre. D'autres encore ont choisi de réduire le poste de dépenses destinées aux salaires, le plus gros après celui consacré au carburant. Qantas et Spanair ont déjà annoncé des suppressions d'emplois. Les autres vont suivre. Mais licencier du personnel fortement syndiqué - c'est le cas chez British Airways - peut... coûter cher.

Les compagnies peuvent aussi laisser leurs avions au sol : vu le nombre de passagers, il y a trop d'appareils. En réduisant leurs capacités, elles pourraient retrouver de la rentabilité. Mais elles doivent agir avec prudence : des rivaux pourraient profiter des créneaux horaires laissés vacants, ce qui détruirait encore plus de valeur.

Ultime option : la consolidation. Mais fusionner deux compagnies est difficile, surtout quand l'économie ralentit, les deux parties étant surtout alors plus préoccupées par l'équilibre de leurs comptes. Les plus robustes peuvent alors juger bon d'attendre que les plus faibles soient contraintes de cesser leur activité. C'est ce qui est déjà arrivé à vingt-cinq d'entre elles depuis le début de l'année. Si le kérosène reste cher, il y en aura d'autres. >>

Fiona Maharg-Bravo, 22-VII-2008

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18.07.2008

La compagnie aérienne australienne Qantas taille dans ses effectifs

<< Qantas va supprimer 1.500 emplois dans le monde, soit un peu plus de 4% de ses effectifs, dans un contexte de lutte contre la hausse des prix des carburants et d'adaption aux conditions du marché.

Cure d'amaigrissement pour la compagnie aérienne australienne Qantas. Elle annonce ce vendredi vouloir supprimer 1.500 emplois dans le monde dans un contexte de lutte contre la hausse des prix des carburants et d'adaption aux conditions du marché. La compagnie est également revenue sur ses intentions d'embaucher 1.200 employés supplémentaires et va retirer de sa flotte 22 avions parmi les plus anciens.

"Les suppressions d'emploi seront concentrées principalement sur les secteurs non-opérationnels, même si des emplois opérationnels seront également supprimés", a déclaré le patron de la compagnie aérienne, Geoff Dixon. "Plus de 20% des emplois seront supprimés au sein du siège social et de la direction", a-t-il ajouté. Qantas vise ainsi à rester compétitive et à protéger ses 36.000 employés, afin de revenir à "la croissance quand les conditions se seront améliorées".

En plus des suppressions d'emplois, effectives en décembre, la compagnie a également indiqué qu'elle allait geler "indéfiniment" les recrutements et une partie des salaires. Parmi les emplois supprimés figurent 99 postes sur les centres d'appels de Londres et de Tucson (Arizona).

Afin de faire face à la hausse du prix du carburant, Qantas va également accélérer l'introduction de nouveaux appareils moins gourmants en kérosène, tels l'Airbus A380 et le Boeing 787. La compagnie va également revoir son plan de dessertes. "Nous allons par exemple ouvrir dès novembre une nouvelle ligne Sydney/Buenos Aires, déjà annoncée", a indiqué le PDG. La facture de kérosène représente environ 35% des charges de la compagnie. Le poste carburant devrait augmenter de plus de 2 milliards de dollars en 2008-2009, a prévu la compagnie. >>

La Tribune, 18-VII-2008