19.08.2008
L'aviation durable commence par une politique durable
PRNewswire
SANE (Sustainable Aviation Network Europe) organise la conférence << Sustainable Aviation: Sound and Climate in Perspective >> (Aviation durable : le bruit et le climat en contexte) qui aura lieu le 1er septembre à Amsterdam, aux Pays-Bas. Des invités en provenance de partout dans le monde discuteront des mesures relatives au climat, comme la proposition visant à intégrer l'aviation à l'European Emissions Trading Scheme (EU ETS) (Système européen d'échange de quotas d'émissions), concernant les biocarburants et la gêne due au bruit des avions. Des représentants de haut niveau de sociétés aériennes de l'Union européenne et des États-Unis ainsi que des décideurs européens partageront leurs opinions, et des faits susceptibles de contribuer à l'élaboration d'une meilleure politique, qui représente le point de départ d'une aviation durable, seront rendus publics.
Parmi les conférenciers lors de cet événement, mentionnons Jan Ernst de Groot (Directeur général et membre du conseil d'administration de KLM), Nancy Young (vice-présidente des affaires environnementales de l'Air Transport Association of America) et David Batchelor (responsable des politiques, Direction générale de l'énergie et des transports de la Commission européenne).
EU ETS
L'objectif de l'Union européenne, qui consiste à imposer les directives ETS de l'EU à toutes les sociétés aériennes visitant l'Europe, entraînera la prise de nombreuses mesures légales, ce qui pourrait en retarder la mise en oeuvre. De plus, la directive souffre d'une lacune fondamentale. En effet, le système de l'UE ne tient pas compte du fait que le secteur de l'aviation comporte un moteur d'efficacité intégré. Par conséquent, cette mesure entraînera l'augmentation des coûts liés à l'aviation, sans accroître son efficacité. Cependant, il reste encore du temps pour modifier l'ETS de l'UE afin que ce système fonctionne réellement et soit ainsi acceptable pour les sociétés aériennes responsables du monde entier.
Biocarburants
La présentation sur les biocarburants de deuxième et de troisième génération constituera une partie intéressante de la conférence ; plus particulièrement, la présentation portant sur le carburant pour avions produit à partir d'algues qui pourrait comporter de véritables avantages. D'ici quelques années, une quantité suffisante de carburant pourrait être produite à partir d'algues afin de combler les besoins des sociétés aériennes du monde entier.
Gêne due au bruit des avions
Jusqu'à tout récemment, les procédures d'exploitation dans les aéroports étaient conçues pour minimiser l'impact du bruit des avions. Le moment est maintenant venu de tenir également compte, dans la prise de décisions, de l'impact de l'aviation sur le climat. On doit trouver l'équilibre entre le bruit et le climat lors de l'approbation de nouvelles procédures d'exploitation. Cette conférence de SANE vise à vous présenter les derniers faits à ce sujet.
SANE offre une inscription gratuite aux journalistes professionnels souhaitant recueillir des nouvelles et des renseignements afin d'élaborer le contenu rédactionnel de cette conférence. Pour vous inscrire en tant que représentant des médias pour la conférence, veuillez envoyer un courrier électronique à Yvonne Hof, à l'adresse office@sane-europe.eu.
SANE
Pour obtenir de plus amples renseignements : SANE, Simone Jansen, office@sane-europe.eu, Tél. : +31-320-284234. Porte-parole : Benno Baksteen (Président de SANE)
12:49 Publié dans Ils travaillent dans le transport aérien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sane, transport aérien, klm, ataa, commission européenne, développement durable, bruit
09.07.2008
Air France augmente de nouveau sa surcharge carburant
Pour la cinquième fois de l'année, Air France (groupe Air France-KLM ) annonce un nouveau relèvement de ses surcharges carburant pour faire face à l'augmentation de sa facture pétrolière, qui pèse sur ses résultats. La compagnie aérienne Air France. La compagnie aérienne du groupe précise dans un communiqué qu'elle augmente la surcharge fuel de deux euros par tronçon sur ses vols domestiques, de quatre euros pour les moyen-courriers, de dix euros pour les long-courriers et de 14 euros pour les très long-courriers.
Cette hausse s'applique aux billets au départ de France émis à partir du 10 juillet 2008. La surcharge totale atteint ainsi 21 euros pour un vol intérieur (soit une hausse de 2 euros), 35 euros (soit une hausse de 4 euros) pour un moyen-courrier, 121 euros (soit une hausse de 10 euros) pour un long-courrier et 135 euros (soit une hausse de 14 euros) pour un "très long-courrier" (durée de vol supérieure à 9 heures). Ces surcharges s'appliquent au vol aller et au vol retour.
La moitié de cette augmentation sera supprimée dès que le cours du baril se stabilisera durablement au-dessous de 130 dollars et le reste lorsque le cours du baril se stabilisera durablement au-dessous de 125 dollars, ajoute Air France. Les cours du brut se situent actuellement autour de 136 dollars le baril, en reflux important de l'ordre de 10 dollars par rapport au record absolu au delà des 145 dollars enregistré la semaine dernière.
KLM, sa partenaire néerlandaise au sein du groupe Air France-KLM, a également annoncé mardi une nouvelle surcharge, qui sera effective le 10 juillet aussi: 4 euros de plus pour les vols européens, portant le total de la surcharge à 41 euros; 10 euros de plus pour vols intercontinentaux de moins de 9 heures (total de 133 euros) et 14 euros pour les vols intercontinentaux de plus de 9 heures (total de 147 euros). >>
La Tribune, 09-VII-2008
14:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : air france, klm, pétrole, surcharge, résultats financiers
04.07.2008
Air France révise à la baisse sa capacité pour l'hiver prochain
<< Le groupe vise une légère hausse de 1 % de capacité cet hiver et de 2 % pour l'été 2009. La sortie des 747 est étudiée. Air France cherche à s'adapter à la cherté du baril, contre laquelle il ne sera plus protégé en 2012.
Le discours triomphant des dernières années est fini chez Air France-KLM . S'il reste convaincu que son groupe sortira renforcé de cette crise pétrolière, le PDG de la compagnie française, Jean-Cyril Spinetta, s'inquiète en interne de la capacité du groupe, et plus précisément d'Air France, nettement moins performant que KLM, à s'adapter à l'explosion du prix du baril, une fois les couvertures carburant arrivées à échéance dans quatre ans. " Notre préoccupation est de savoir comment être encore en vie dans deux ans ", a même déclaré le directeur général commercial France, Christian Boireau, au Quotidien du tourisme .
Des propos excessifs, mais qui cachent une réalité : les performances du groupe proviennent de l'efficacité de ses couvertures, un système d'achat en amont à un prix inférieur à celui du marché. Or la protection s'amenuise au fil des années. Et n'évitera pas à Air France-KLM de payer d'ici quatre ans le kérosène au prix du marché d'aujourd'hui. Ce qui pose problème. Dans sa structure actuelle, le groupe est incapable, comme l'ensemble du secteur, d'être rentable à 145 dollars le baril. " Sans couverture, on ne passe pas ", reconnaît-on en interne. Sans celles-ci, le résultat d'exploitation de l'exercice 2007-2008 (1,4 milliard d'euros) aurait fondu à 602 millions alors que le prix moyen du brent était de 82 dollars le baril, selon nos informations. Lors du dernier exercice, 80 % des besoins étaient couverts à 66 dollars le baril.
UN EXERCICE DIFFICILE
L'heure est aux mesures drastiques. Alors que l'exercice en cours s'annonce difficile, le groupe réduit sérieusement ses ambitions en termes de capacités. Champion de la croissance ces dernières années, le groupe table sur une stabilité de ses capacités en légère hausse de 1,1 % pour le programme hiver, contre plus de 4 % initialement. La direction des programmes passe au peigne fin la rentabilité des lignes sans tenir le compte des couvertures kérosène. Un exercice qui entraînera la suppression de vols et la fermeture de lignes. La prudence est également de mise pour la saison estivale 2009, qui débutera fin mars. L'offre en sièges kilomètres doit progresser d'un peu moins de 2 %, contre 5 % les années précédentes. Selon des sources syndicales, ces prévisions ont été communiquées hier en comité central d'entreprise par Jean-Cyril Spinetta. Elles tiennent compte de la future baisse de capacité des concurrents et d'éventuelles disparitions de compagnies. Pour autant, selon d'autres sources, la direction a travaillé sur plusieurs scénarios, dont certains préconisent une réduction de capacité. Les derniers arbitrages seront effectués en septembre. Est également étudiée une sortie anticipée de toute la flotte de Boeing 747-400 (prévue initialement en 2012), trop gourmands en kérosène. L'activité cargo est aussi dans le viseur.
Les économies se multiplient. Ainsi 150 millions supplémentaires ont été annoncés fin mai. Lancé en 2007, le plan Challenge 10, qui vise 1,4 milliard d'euros de réduction de coûts en 2010, est transformé en Challenge 2012, l'année où les couvertures carburant s'achèvent. Le montant d'économies à réaliser à cette échéance n'a pas été précisé. Déjà évoquées, les synergies avec KLM vont être à la fois accélérées et accentuées. Reste enfin la question de l'emploi. Selon un syndicaliste, Jean-Cyril Spinetta entend exercer " un contrôle renforcé de l'emploi ". Une expression qui augure pour certains un gel des embauches, comme après le 11 septembre 2001, voire peut-être des suppressions de postes. " Nous entrons dans une période qui sera pire que celle qui a suivi le 11 septembre 2001 ", a-t-il dit.
KLM plus rentable qu'Air france
Depuis leur fusion, Air France-KLM communique des chiffres globaux sans préciser la contribution aux bénéfices de chacune des deux compagnies. Or, selon nos informations, le résultat d'exploitation du groupe KLM (deux fois plus petit que le français) s'est élevé à 732 millions d'euros contre 673 millions pour le groupe Air France, qui a notamment été impacté par la grève des hôtesses et stewards qui lui a coûté 75 millions. La marge d'exploitation de KLM s'élèverait à 9,9 %, contre 5 % pour Air France. >>
Fabrice Gliszczynski, La Tribune, 04-VII-200814:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : air france, klm, pétrole, prix, baril de brut, capacité, compagnie aérienne



