25.08.2008
Lufthansa durcit le ton dans le dossier Austrian Airlines
<< La compagnie allemande menace de mettre fin à son partenariat stratégique avec sa rivale autrichienne.
LA COMPÉTITION autour du rachat d'Austrian Airlines (AUA) prend un tour nettement moins amical. Déterminé à racheter les 42,75 % de parts du capital de la compagnie autrichienne, également convoitées par Air France-KLM, Turkish Airlines, Air China et la russe S7, Lufthansa durcit le ton. La compagnie allemande menace, en cas d'échec de son offre, de mettre un terme au partenariat commercial qui la lie à AUA dans le cadre de Star Alliance. D'après le magazine viennois Trend, Lufthansa pourrait « dissoudre » le joint-venture qui leur permet d'assurer en commun des liaisons aériennes, la maintenance des aéronefs et la formation du personnel navigant.
Augmentation de capital
Fin juillet, Lufthansa avait été cité comme le meilleur repreneur possible dans un rapport du Boston Consulting, mandaté par Austrian Airlines. « La solution que nous privilégions est une fusion avec un puissant partenaire aérien », a alors déclaré Alfred Ötsch, le PDG d'AUA, qui a perdu 50 millions d'euros au premier semestre.
Depuis, l'hypothèse d'un rachat par Lufthansa fait son chemin, d'après des sources proches du conseil d'administration d'Austrian et malgré la consigne de silence imposée à ses membres. Mais l'ascendant de Lufthansa sur ses rivaux reste fragile. Un rapport publié par la banque autrichienne Raiffeisen Centrobank estime que cette option affaiblirait considérablement l'aéroport de Vienne, principale plate-forme de transit avec l'Europe centrale et orientale.
La Lufthansa pourrait en effet être tentée de privilégier le site de Munich. Vienne pourrait perdre 15 % de son trafic passagers. Pour l'éviter, les autorités autrichiennes ont ajouté quelques conditions à la reprise d'AUA : le maintien de Vienne en qualité de hub majeur vers l'est, la préservation du nom Austrian Airlines et d'une minorité de blocage de 25 % dans les mains du holding publique ÖIAG. En attendant d'être fixée sur son sort, AUA va lancer une augmentation de capital de 400 millions d'euros. Une part devrait être réservée à un homme d'affaire austro-saoudien susceptible de s'intéresser également à la compagnie en quasi-faillite Alitalia. >>
Maurin Picard, Le Figaro, 25-VIII-2008
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24.08.2008
Le partenaire étranger d'Alitalia serait Lufthansa
<< La compagnie allemande Lufthansa serait le partenaire étranger qui ferait alliance avec Alitalia dans le cadre du plan de sauvetage de la compagnie italienne, affirme samedi le quotidien La Stampa, citant des sources proches du dossier.
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi avait annoncé le 7 août des discussions "avec une grande compagnie étrangère" en vue d'une "alliance" avec Alitalia avant de boucler le plan de sauvetage.
"Il n'y a plus de doute sur le partenaire étranger: Lufthansa est en pole position pour conclure une alliance" avec Alitalia, affirme le quotidien de Turin.
Evoquant le nom de l'un des repreneurs pressentis pour la compagnie italienne, celui de Carlo Toto, le patron de la compagnie Air One, le quotidien affirme également qu'un "accord aurait été trouvé" avec ce dernier.
Il prévoirait la vente d'Air One à la "nouvelle Alitalia", assorti de l'engagement de réinvestir une partie du montant de cette vente dans la nouvelle compagnie italienne.
Selon les indiscrétions de la presse, Alitalia serait scindée en deux, une nouvelle société intégrant les activités rentables tandis qu'une autre "lestée" des dettes et des activités sans avenir serait mise en faillite.
Alitalia doit annoncer vendredi prochain ses résultats semestriels.
Elle a enregistré une perte avant impôts de 215 millions d'euros au premier trimestre. >>
AFP, 23-VIII-2008
10:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alitalia, silvio berlusconi, faillite, sauvetage, avionneur, air france-klm, lufthansa
23.08.2008
Alitalia prépare sa restructuration en attendant un allié
<< ROME/MILAN, 22 août (Reuters) - Le dernier projet en date destiné à sauver Alitalia de la faillite prévoit une scission de ses activités déficitaires, destinées au redressement judiciaire, ainsi que la poursuite des recherches d'un partenaire étranger, a-t-on appris vendredi de source gouvernementale.
Air France-KLM , British Airways et Lufthansa figurent parmi les alliés potentiels envisagés pour la compagnie aérienne, dont l'Etat italien possède 49,9%, a déclaré une autre source proche du dossier.
Cependant British Airways n'envisage aucun partenariat avec Alitalia, a déclaré une source du secteur. Une porte-parole de BA a expliqué que le groupe ne commentait pas les spéculations de marché.
Air France-KLM et Lufthansa ont elles aussi refusé de commenter ces informations.
"Air France est une option étrangère à l'étude, tout comme Lufthansa et British Airways", a déclaré la source, qui a requis l'anonymat.
Il n'est pas certain, a-t-elle précisé, que des contacts aient été pris avec une ou plusieurs compagnies étrangères dans le cadre du nouveau projet de restructuration, élaboré par la banque Intesa Sanpaolo.
LUFTHANSA SERAIT EN "POLE POSITION"
Air France-KLM avait renoncé au printemps à une offre de reprise d'Alitalia, acceptée par le précédent gouvernement de Rome mais contestée par les syndicats de la compagnie italienne. En juin, le P-DG d'Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta, avait déclaré considérer le dossier comme clos. Lufthansa, pour sa part, n'a jusqu'à présent jamais présenté de proposition de reprise d'Alitalia, bien qu'il considére le marché italien comme important pour sa stratégie. La presse italienne cite régulièrement la compagnie allemande comme un candidat de premier plan à l'acquisition éventuelle d'une participation dans Alitalia une fois la restructuration de cette dernière menée à bien.
En Bourse, la cotation d'Alitalia est suspendue depuis le lancement en juin du nouveau projet de privatisation, le troisième en date.
Selon le projet élaboré par Intesa Sanpaolo, les filiales en difficulté de la compagnie seraient sorties du périmètre et placée sous administration judiciaire tandis que de nouveaux investisseurs italiens seraient sollicités pour reprendre le reste du groupe, a expliqué la source gouvernementale.
"De cette manière, Alitalia resterait en activité et le gouvernement pourrait présenter la nouvelle compagnie à un consortium italien, sans doute dès la semaine prochaine, avant de rechercher un partenaire (étranger)", a-t-elle ajouté.
Elle a précisé que Lufthansa était en "pole position".
Les noms d'investisseurs italiens impliqués dans le projet devraient être rendus publics d'ici mercredi prochain. >>
12:00 Publié dans Ils travaillent dans le transport aérien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alitalia, plan de sauvetage, faillite, silvio berlusconi, lufthansa, air france-klm
07.08.2008
La compagnie Austrian Airlines devrait être privatisée d'ici à octobre
<< Le gouvernement autrichien s'est mis d'accord, mardi 5 août, sur le principe de la privatisation d'Austrian Airlines. Une minorité de blocage restera entre les mains d'investisseurs autrichiens. Un appel d'offres pourrait être lancé avant la fin du mois.
Le rapport de l'entreprise Boston Consulting Group, approuvé le 28 juillet par le conseil d'administration d'Austrian, ne laissait aucune ambiguïté : sans alliance avec " un partenaire stratégique ", la compagnie aérienne, qui accuse une perte de 48,7 millions d'euros au premier semestre 2008 et traîne une dette de 900 millions d'euros, n'est pas viable.
Exit l'option d'une " solution autrichienne " préconisée par l'ensemble de l'échiquier politique. Elle se limitera à la détention d'une minorité de blocage (25 % plus une action) par un consortium d'entrepreneurs autrichiens. Actuellement, la société publique ÖIAG détient 42,7 % du capital.
En mai, le financier saoudien Al Jaber renonçait à entrer dans le capital d'Austrian Airlines, la privant d'une injection de 150 millions d'euros. La compagnie se retrouvait le dos au mur. En dépit d'un plan d'assainissement drastique et du recentrage sur les destinations est-européennes, Austrian n'est pas en mesure de faire face à la concurrence dans un marché en pleine concentration.
Après de longs atermoiements dus au contexte politique, le processus de privatisation devrait être enclenché très rapidement. Mercredi 12 août, le conseil des ministres doit donner l'ordre de privatisation et ouvrir immédiatement la voie à un appel d'offres pour une décision sur le choix du repreneur d'ici la fin octobre.
RÉSEAU EST-EUROPÉEN
Les principales exigences envers les candidats seraient la conservation de la marque Austrian, le maintien du siège social à Vienne et le maintien d'" un réseau minimum acceptable ", selon les termes du président du conseil de surveillance de l'ÖIAG, Peter Mitterbauer.
Petite compagnie face à Air France-KLM, Lufthansa ou British Airways, Austrian, qui compte 8 000 employés, s'est néanmoins positionnée comme leader des destinations est-européennes (48 villes desservies) et s'est développée vers le Moyen-Orient. L'aéroport de Vienne, qui assure 60 % des passages en transit d'Austrian, est fortement dépendant du réseau de la compagnie nationale.
Parmi les repreneurs possibles, Lufthansa, déjà partenaire dans la coalition Star Alliance, fait figure de favori. Le groupe Air France-KLM, récemment frustré de la reprise d'Alitalia, serait lui aussi intéressé. >>
Laurence Monnot, Le Monde, 08-VIII-2008
16:30 Publié dans Ils travaillent dans le transport aérien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : austrian airlines, privatisation, autriche, lufthansa, air france-klm, alitalia
01.08.2008
Alitalia négocie avec compagnies étrangères
<< Alitalia négocie avec des compagnies aériennes étrangères en vue de son rachat, et une solution pourrait être trouvée à l'automne, rapporte vendredi La Repubblica dans son édition en ligne, citant des déclarations du Premier ministre italien Silvio Berlusconi sur une chaîne de télévision.
Contrairement à la situation antérieure, il y a aujourd'hui "la certitude d'un plan industriel, les capitaux, les partenaires pour une nouvelle équipe, et en outre, nous négocions avec des compagnies étrangères", a déclaré le chef du gouvernement italien, selon le journal. Silvio Berlusconi n'a pas révélé les noms de ces compagnies étrangères.
Des sources proches d'Air France-KLM ayant exclu que la compagnie aérienne française s'intéresse à nouveau à Alitalia, les déclarations de Berlusconi font ressurgir la possibilité que Deutsche Lufthansa AG soit candidat au rachat, indique le quotidien italien.
Silvio Berlusconi a déclaré qu'il sera nécessaire de procéder à des suppressions d'emplois, sans toutefois les chiffrer, expliquant que la seule autre possibilité serait la mise en faillite d'Alitalia, qui ferait perdre leur emploi à 20.000 employés, rapporte La Repubblica. >>
Dow Jones Newswire, 01-VIII-2008
15:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alitalia, silvio berlusconi, faillite, sauvetage, avionneur, air france-klm, lufthansa
A Lufthansa, on a trouvé un accord avec le syndicat Verdi sur les salaires
<< La Lufthansa a conclu un accord salarial avec son personnel qui va permettre de mettre fin à une grève ayant entraîné l'annulation de plusieurs centaines de vols, ont annoncé vendredi les deux parties.Le syndicat Verdi a indiqué qu'il comptait mettre fin à son mot d'ordre de grève à partir de samedi matin.
Toutefois, la Lufthansa, qui programme quelque 2.000 vols quotidiens, estime selon son site web qu'il faudra environ deux semaines pour un retour total à la normale dans la mesure où les vérifications de certains appareils ont été retardées pendant la grève.
Les vols européens seront assurés à 90% environ dans les quatre prochains jours.
Selon l'accord conclu - les syndicats allemands demandent au patronat un effort en matière de pouvoir d'achat alors que l'inflation est à la hausse - le personnel au sol obtiendra une hausse salariale de 5,1% à compter de ce 1er juillet et de 2,3% supplémentaires à partir de juillet 2009, ainsi qu'une prime exceptionnelle.
Cet accord porte sur 21 mois, précise la compagnie. Le personnel de cabine bénéficiera d'une hausse salariale en rapport avec celle du personnel au sol, ajoute Lufthansa, qui doit confirmer la chose avec le syndicat Ufo.
Verdi, qui représente 52.000 salariés dans le secteur aérien, réclamait une hausse annuelle des salaires de 9,8%. La Lufthansa, proposait 6,7% sur 21 mois et une prime exceptionnelle. Les discussions avaient été rompues le 10 juillet et environ 5.000 membres de Verdi avaient entamé lundi la grève, la première chez Lufhansa depuis 13 ans.
Certains analystes estiment que cette grève pourrait lui avoir coûté cinq millions d'euros par jour. La compagnie parle pour sa part d'un coût total de la grève estimé pour l'instant à un minimum de dix millions d'euros.
Mercredi, le groupe a annoncé que la flambée des cours pétroliers et un éventuel recul de la demande devraient faire baisser ses résultats cette année. Le titre Lufthansa prenait 1,62% à 15,01 euros à la Bourse de Francfort après l'annonce de cet accord. >>
Stanislas Dembinski et Danielle Rouquié, Reuters, 01-VIII-2008
14:00 Publié dans Ils travaillent dans le transport aérien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lufthansa, social, grève, salaire, transport aérien, allemagne
30.07.2008
Le bénéfice d'exploitation de Lufthansa s'envole
<< Au premier semestre, le profit opérationnel de la grande compagnie aérienne allemance a crû de 45%. Au deuxième trrimestre, le résultat net baisse faute de profits exceptionnels. Elle est confrontée actuellement à une grève sévère.La grande compagnie aérienne allemande Lufthansa a vu son bénéfice net reculer de 21% à 345 millions d'euros au deuxième trimestre. Mais un an plus tôt, elle avait bénéficié l'an dernier d'un gain exceptionnel lié à la vente de sa participation dans le groupe de tourisme Thomas Cook.
Maredi soir, elle a confirmé sa prévision d'un bénéfice opérationnel équivalent à celui de l'an dernier, soit 1,38 milliard d'euros, pour l'ensemble de l'année et annoncé que son profit opérationnel a crû de 45% au premier semestre à 705 millions d'euros. C'est mieux que prévu par les analystes financiers.
Elle profite de l'acquisition de son homologue helvétique Swiss mais aussi des taxes carburant qu'elle impose sur le prix des billets pour compenser la flambée des prix du pétrole.
Toutefois, la compagnie est actuellement confrontée à une grève - la première en treize ans- à l'appel du grand syndicat germanique des services Verdi alors qu'elle négocie actuellement les salaires. Lancé lundi, ce mouvement a pris de l'ampleur ce mardi avec des annulations de vols. >>
La Tribune, 30-VII-2008
13:00 Publié dans Ils travaillent dans le transport aérien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lufthansa, résultats, bénéfice d'exploitation, thomas cook, swiss
Emirates, futur leader mondial du transport aérien
<< La mise en service du premier des 58 A380 commandés marque le début d'une hausse de capacité qui va propulser la compagnie de Dubaï au premier rang mondial.Le plus gros avion du monde sur le premier et le plus ancien marché aérien du monde. La mise en service commerciale le 1 er août du premier A380 de la compagnie du golfe Persique Emirates entre Dubaï et New York est tout un symbole. Elle s'apparente à une prise de pouvoir. Comme si Emirates voulait montrer que le temps où les transporteurs des pays pionniers de l'aviation (États-Unis, Europe) dominaient le ciel mondial était révolu. Qu'il fallait compter sur les acteurs des pays émergents, du Golfe en particulier.
L'entrée dans la flotte d'Emirates, hier, de l'A380 marque le point de départ d'une fulgurante hausse de capacité, déjà impressionnante jusqu'ici, qui va propulser très rapidement la compagnie de Dubaï au premier rang mondial en termes de trafic (mesuré en passagers-kilomètres transportés), au moins sur les lignes long-courriers, dominées par Air France-KLM, Lufthansa Swiss et British Airways. Avec 108 appareils - et 10 cargos -, tous des gros-porteurs long-courriers de plus de 300 sièges, le transporteur du Golfe talonne British Airways (120 gros-porteurs), qui accentuerait son avance en fusionnant avec Iberia, mais dépasse Air France (99) et Lufthansa (105). Ces deux derniers restent néanmoins aux premières places grâce à KLM (50 environ) et Swiss (une trentaine) achetées en 2004 et 2005.
Pas pour longtemps au regard du carnet de commandes monstrueux d'Emirates : 172 gros-porteurs, dont 57 A380 supplémentaires d'ici à juin 2013, 70 A350 à partir de cette date, 45 Boeing 777 et dix 747F. Ce n'est pas fini. La commande d'A350 devrait grimper à 100 exemplaires après la signature lundi d'une lettre d'intention pour convertir 30 options d'A350 et acheter 30 A330-300. D'autres A380 pourraient encore suivre, notamment la version allongée, qui pourrait voir le jour avant 2015, selon le PDG d'Emirates, Tim Clark. La montée en puissance d'Emirates sera d'autant plus rapide que la compagnie maintient une croissance à deux chiffres cette année, quand la quasi-totalité du secteur réduit la voilure. Emirates va donc gagner des parts de marché.
SEULEMENT DEUX NOUVELLES LIGNES
Bras armé du développement économique de Dubaï, Emirates voit désormais plus grand. " Emirates veut transporter n'importe quel passager à n'importe quel endroit du monde avec une escale maximum, Dubaï. Son marché est mondial. Alors que les autres compagnies comme Air France le desservent à travers des alliances, Emirates le fait seul ", explique un cadre d'Airbus. Une stratégie à la démesure de l'émirat de Dubaï, imitée par Qatar Airways et Etihad (Abou Dhabi). Mais qui posent de sérieux problèmes aux autres compagnies, notamment européennes, qui perdent des passagers en correspondances au profit de Dubaï.
Pour autant, elles ne dénoncent pas les subventions dont bénéficierait Emirates de l'émirat actionnaire - ce qui n'est pas le cas pour Qatar Airways et Etihad -, mais des aides indirectes (absence de fiscalité, de charges sociales, niveau de charges aéroportuaires dérisoires au regard des investissements). Il n'empêche. La flambée du baril contraint Emirates à serrer la vis. Seules deux nouvelles lignes, Los Angeles et San Francisco, seront ouvertes cette année. La compagnie semble avoir gelé les autres, qu'elles n'avaient pas officialisées. Les avions livrés seront positionnés pour renforcer les lignes les plus rentables. Malgré la hausse du prix du pétrole, Tim Clark " espère rester rentable " cette année. >>
Fabrice Gliszczynski, La Tribune, 30-VII-2008
10:30 Publié dans Ils travaillent dans le transport aérien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emirates, dubaï, a380, tim clark, british airways, air france, lufthansa
29.07.2008
La flambée du brut pèse sur les low-cost
<< Le résultat net de Ryanair s'est effondré de 85 % au premier trimestre, à 20,8 millions d'euros. Air Berlin risque de supprimer plus de vols que prévu.
C'est le meilleur baromètre de l'ampleur du choc pétrolier, qui pèse sur les compagnies à bas coûts. Hier, Ryanair, à la fois plus grosse low-cost européenne et plus rentable compagnie aérienne d'Europe, a annoncé un effondrement de 85 % de son résultat net au premier trimestre (avril-juin) de son exercice 2008-2009, à 20,8 millions d'euros. Pis, la direction table sur un résultat compris entre l'équilibre et une perte de 60 millions d'euros.
Ces résultats illustrent une triste réalité. Les compagnies à bas coûts peinent à transférer sur les passagers la hausse de leur facture carburant (+ 93 % dans le cas de Ryanair). Sa recette unitaire a chuté de 8 % au premier trimestre. Elle devrait se situer entre 0 et - 5 % cette année, contre une fourchette de 0 à + 5 % espérée il y a peu. Selon le directeur financier de Ryanair, Howard Millard, " les compagnies qui prédisent des augmentations de prix sont irréalistes ". Les hausses de tarifs ont davantage impacté les passagers sensibles au prix, le coeur de la clientèle des low-cost. Des mesures drastiques s'imposent. Cet hiver, Ryanair va clouer au sol une vingtaine d'avions et suspendre des lignes. Même sort pour Air Berlin, qui pourrait supprimer bien plus que les 14 lignes prévues.
CONCENTRATION
Les low-cost sont d'autant plus sensibles à la flambée du pétrole qu'il représente l'essentiel de leurs coûts (plus de 50 %) et qu'elles ont déjà fortement rogné les autres postes de dépenses. Est-ce donc la fin du modèle low-cost comme le prédisent certains experts ? Assurément non, même si une flopée de petites compagnies risquent de disparaître. Le modèle opposé, les compagnies traditionnelles, ne résiste pas plus. Les rares compagnies qui tablent sur des bénéfices le doivent à leur couverture carburant. Seules les compagnies les plus robustes sortiront renforcées de la crise. Air France-KLM et Lufthansa pour les traditionnelles, Ryanair et Easyjet pour les low-cost. Elles pourraient tirer profit de la disparition de concurrents. La différence se situe ailleurs. La concentration des low-cost risque de se faire plus rapidement que chez les compagnies traditionnelles. >>
Fabrice Gliszczynski, La Tribune, 28-VII-200810:32 Publié dans L'univers des compagnies aériennes low cost, Prix du kérosène : une menace plane sur le secteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ryanair, low cost, easyjet, air berlin, air france-klm, lufthansa
Lufthansa frappé par les grèves en pleins départs en vacances
<< La première compagnie aérienne allemande négocie depuis des semaines avec le syndicat Ver.di sur les augmentations salariales, sans succès. L'ensemble du personnel au sol et volant devait commencer la grève hier soir.
Le trafic devrait être perturbé cette semaine dans le ciel allemand. Le syndicat des services Ver.di a voté vendredi pour une grève illimitée chez Lufthansa, qui devait débuter hier soir après 22 heures. Selon Erhard Ott, négociateur du syndicat, il ne faut pas s'attendre à une paralysie simultanée de tous les aéroports, mais ils seront tous touchés dans le courant de la semaine, avec un mouvement particulièrement dur à Francfort et à Hambourg dès aujourd'hui. « La direction a fermé la porte à toute négociation pour le moment », justifie-t-il.
La semaine dernière déjà, environ 1.000 vols ont été supprimés, après l'échec des négociations avec les pilotes de deux filiales du groupe, Eurowings et Cityline. Mais, à partir d'aujourd'hui, c'est l'ensemble du personnel au sol et volant qui pourrait faire grève.
Le conflit, qui dure depuis plusieurs semaines déjà, porte sur les augmentations de salaires. Ver.di réclame une hausse de 9,8 % sur un an pour les 52.000 salariés qu'il représente, une offre qui leur permettrait de « participer à l'expansion de l'activité ». La direction, elle, propose une augmentation de 6,7 %, étalée sur vingt et un mois en plus d'une prime.
Faible marge de manoeuvre
L'an dernier les profits de Lufthansa ont doublé, mais les conditions sont devenues plus difficiles dans l'aérien cette année en raison de la hausse du prix du kérosène. La première compagnie allemande a maintenu ses objectifs pour cette année. Pour les atteindre, elle va être obligée de compresser ses coûts.
Les analystes s'attendent à une chute des profits d'environ 20 % lors de l'annonce des résultats semestriels mercredi, malgré une augmentation du chiffre d'affaires liée à la hausse du nombre de passagers transportés.
Dans une lettre ouverte aux salariés, le président du directoire Wolfgang Mayrhuber a qualifié les revendications des salariés de « dangereuses », Lufthansa étant mis à l'épreuve par « la hausse explosive des prix du pétrole ». Selon lui, la compagnie « a une très faible marge de manoeuvre ». Elle pourrait même être obligée de supprimer des emplois, alors qu'il y a peu, elle prévoyait encore d'embaucher 4.300 personnes. Selon le quotidien régional « Rheinische Post », Lufthansa aurait conçu un plan d'urgence lui permettant d'assurer 75 % des vols en cette période estivale, même en cas d'un grève massive, notamment grâce à des remplacements par le transport ferroviaire. >>
Ingrid François, Les Echos, 28-VII-2008
08:30 Publié dans Ils travaillent dans le transport aérien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lufthansa, grève, cityline, eurowings, wolf liebetrau, easyjet


