30.07.2008

Le bénéfice d'exploitation de Lufthansa s'envole

ILLUSTRATION LUFTHANSA 1.jpeg<< Au premier semestre, le profit opérationnel de la grande compagnie aérienne allemance a crû de 45%. Au deuxième trrimestre, le résultat net baisse faute de profits exceptionnels. Elle est confrontée actuellement à une grève sévère.

La grande compagnie aérienne allemande Lufthansa a vu son bénéfice net reculer de 21% à 345 millions d'euros au deuxième trimestre. Mais un an plus tôt, elle avait bénéficié l'an dernier d'un gain exceptionnel lié à la vente de sa participation dans le groupe de tourisme Thomas Cook.

Maredi soir, elle a confirmé sa prévision d'un bénéfice opérationnel équivalent à celui de l'an dernier, soit 1,38 milliard d'euros, pour l'ensemble de l'année et annoncé que son profit opérationnel a crû de 45% au premier semestre à 705 millions d'euros. C'est mieux que prévu par les analystes financiers.

Elle profite de l'acquisition de son homologue helvétique Swiss mais aussi des taxes carburant qu'elle impose sur le prix des billets pour compenser la flambée des prix du pétrole.

Toutefois, la compagnie est actuellement confrontée à une grève - la première en treize ans- à l'appel du grand syndicat germanique des services Verdi alors qu'elle négocie actuellement les salaires. Lancé lundi, ce mouvement a pris de l'ampleur ce mardi avec des annulations de vols. >>

La Tribune, 30-VII-2008

17.07.2008

Swiss et Lufthansa paient pour éviter des poursuites

<< Soupçonnées d'entente cartellaire, les compagnies vont débourser 90 millions.

Les compagnies Lufthansa AG, Lufthansa Cargo AG et Swiss International Air Lines Ltd, ainsi que plusieurs autres transporteurs de fret aérien, ont accepté un arrangement transactionnel prévoyant le paiement de 85 millions de dollars américains en règlement d'un recours collectif aux Etats-Unis et de 5,3 millions de dollars américains pour dédommager des demandeurs canadiens.

Les compagnies concernées sont soupçonnées de s'être entendues pour fixer les prix des services d'expédition, entre le 1er janvier 2000 et le 11 septembre 2006, contrevenant ainsi au droit de la concurrence et aux règles contre les ententes illicites des Etats-Unis et du Canada.

Aucune faute reconnue

En raison de cette entente cartellaire, les clients auraient payé pour ces services de fret aérien un prix supérieur à celui qu'ils auraient acquitté en l'absence d'arrangement. Il est notamment reproché aux transporteurs d'avoir coordonné les frais de surcharge pour le kérosène ou pour la sécurité, qui s'ajoutent à leurs tarifs d'expédition normaux.

Directeur du marketing et de la stratégie de Swiss WorldCargo, Bernd Maresch confirme le règlement transactionnel, mais refuse de commenter l'affaire. Il précise seulement que les compagnies mises en cause nient toute conduite illégale. «Nous n'avons admis aucun comportement fautif, explique Bernd Maresch. Toutefois, nous avons accepté ce règlement transactionnel afin d'éviter des frais supplémentaires et d'autres inconvénients liés à ce contentieux dont nos clients auraient eu à subir les conséquences. Notre désir est d'apaiser ce différend avec des clients commerciaux avec lesquels nous entretenons de bonnes relations.»

Procès en cas de désaccord

En outre, le responsable du marketing et de la stratégie de la division du groupe Swiss chargée du transport de fret aérien refuse absolument de préciser les parts que chaque compagnie prendra à sa charge dans cet arrangement. «Nous ne publions pas de résultats d'entreprise séparés. Il n'y a donc aucune raison que nous donnions des détails quant au partage des frais dans le cadre de ce règlement transactionnel», justifie Bernd Maresch.

Le règlement transactionnel doit encore être accepté par l'ensemble des clients éventuellement lésés. Les compagnies signataires de l'accord annoncent d'ores et déjà qu'elles opposeraient divers moyens de défense aux exigences des parties demanderesses qui décideraient d'agir individuellement. >>

Clément Dubois, Le Temps, 17-VII-2008