19.08.2008
L'aviation durable commence par une politique durable
PRNewswire
SANE (Sustainable Aviation Network Europe) organise la conférence << Sustainable Aviation: Sound and Climate in Perspective >> (Aviation durable : le bruit et le climat en contexte) qui aura lieu le 1er septembre à Amsterdam, aux Pays-Bas. Des invités en provenance de partout dans le monde discuteront des mesures relatives au climat, comme la proposition visant à intégrer l'aviation à l'European Emissions Trading Scheme (EU ETS) (Système européen d'échange de quotas d'émissions), concernant les biocarburants et la gêne due au bruit des avions. Des représentants de haut niveau de sociétés aériennes de l'Union européenne et des États-Unis ainsi que des décideurs européens partageront leurs opinions, et des faits susceptibles de contribuer à l'élaboration d'une meilleure politique, qui représente le point de départ d'une aviation durable, seront rendus publics.
Parmi les conférenciers lors de cet événement, mentionnons Jan Ernst de Groot (Directeur général et membre du conseil d'administration de KLM), Nancy Young (vice-présidente des affaires environnementales de l'Air Transport Association of America) et David Batchelor (responsable des politiques, Direction générale de l'énergie et des transports de la Commission européenne).
EU ETS
L'objectif de l'Union européenne, qui consiste à imposer les directives ETS de l'EU à toutes les sociétés aériennes visitant l'Europe, entraînera la prise de nombreuses mesures légales, ce qui pourrait en retarder la mise en oeuvre. De plus, la directive souffre d'une lacune fondamentale. En effet, le système de l'UE ne tient pas compte du fait que le secteur de l'aviation comporte un moteur d'efficacité intégré. Par conséquent, cette mesure entraînera l'augmentation des coûts liés à l'aviation, sans accroître son efficacité. Cependant, il reste encore du temps pour modifier l'ETS de l'UE afin que ce système fonctionne réellement et soit ainsi acceptable pour les sociétés aériennes responsables du monde entier.
Biocarburants
La présentation sur les biocarburants de deuxième et de troisième génération constituera une partie intéressante de la conférence ; plus particulièrement, la présentation portant sur le carburant pour avions produit à partir d'algues qui pourrait comporter de véritables avantages. D'ici quelques années, une quantité suffisante de carburant pourrait être produite à partir d'algues afin de combler les besoins des sociétés aériennes du monde entier.
Gêne due au bruit des avions
Jusqu'à tout récemment, les procédures d'exploitation dans les aéroports étaient conçues pour minimiser l'impact du bruit des avions. Le moment est maintenant venu de tenir également compte, dans la prise de décisions, de l'impact de l'aviation sur le climat. On doit trouver l'équilibre entre le bruit et le climat lors de l'approbation de nouvelles procédures d'exploitation. Cette conférence de SANE vise à vous présenter les derniers faits à ce sujet.
SANE offre une inscription gratuite aux journalistes professionnels souhaitant recueillir des nouvelles et des renseignements afin d'élaborer le contenu rédactionnel de cette conférence. Pour vous inscrire en tant que représentant des médias pour la conférence, veuillez envoyer un courrier électronique à Yvonne Hof, à l'adresse office@sane-europe.eu.
SANE
Pour obtenir de plus amples renseignements : SANE, Simone Jansen, office@sane-europe.eu, Tél. : +31-320-284234. Porte-parole : Benno Baksteen (Président de SANE)
12:49 Publié dans Ils travaillent dans le transport aérien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sane, transport aérien, klm, ataa, commission européenne, développement durable, bruit
01.08.2008
A Lufthansa, on a trouvé un accord avec le syndicat Verdi sur les salaires
<< La Lufthansa a conclu un accord salarial avec son personnel qui va permettre de mettre fin à une grève ayant entraîné l'annulation de plusieurs centaines de vols, ont annoncé vendredi les deux parties.Le syndicat Verdi a indiqué qu'il comptait mettre fin à son mot d'ordre de grève à partir de samedi matin.
Toutefois, la Lufthansa, qui programme quelque 2.000 vols quotidiens, estime selon son site web qu'il faudra environ deux semaines pour un retour total à la normale dans la mesure où les vérifications de certains appareils ont été retardées pendant la grève.
Les vols européens seront assurés à 90% environ dans les quatre prochains jours.
Selon l'accord conclu - les syndicats allemands demandent au patronat un effort en matière de pouvoir d'achat alors que l'inflation est à la hausse - le personnel au sol obtiendra une hausse salariale de 5,1% à compter de ce 1er juillet et de 2,3% supplémentaires à partir de juillet 2009, ainsi qu'une prime exceptionnelle.
Cet accord porte sur 21 mois, précise la compagnie. Le personnel de cabine bénéficiera d'une hausse salariale en rapport avec celle du personnel au sol, ajoute Lufthansa, qui doit confirmer la chose avec le syndicat Ufo.
Verdi, qui représente 52.000 salariés dans le secteur aérien, réclamait une hausse annuelle des salaires de 9,8%. La Lufthansa, proposait 6,7% sur 21 mois et une prime exceptionnelle. Les discussions avaient été rompues le 10 juillet et environ 5.000 membres de Verdi avaient entamé lundi la grève, la première chez Lufhansa depuis 13 ans.
Certains analystes estiment que cette grève pourrait lui avoir coûté cinq millions d'euros par jour. La compagnie parle pour sa part d'un coût total de la grève estimé pour l'instant à un minimum de dix millions d'euros.
Mercredi, le groupe a annoncé que la flambée des cours pétroliers et un éventuel recul de la demande devraient faire baisser ses résultats cette année. Le titre Lufthansa prenait 1,62% à 15,01 euros à la Bourse de Francfort après l'annonce de cet accord. >>
Stanislas Dembinski et Danielle Rouquié, Reuters, 01-VIII-2008
14:00 Publié dans Ils travaillent dans le transport aérien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lufthansa, social, grève, salaire, transport aérien, allemagne
30.07.2008
Tour d’horizon d’un avion de transport commercial
Un peu de physique pour commencer
L’avion de transport moderne est un monoplan. En effet, contrairement aux appareils de la grande époque de l’aviation à hélices, sa sustentation est assurée par une seule paire d’ailes. Ces dernières sont en flèche, et même en flèche progressive car leur axe n’est pas perpendiculaire à celui de l’appareil. Leurs pointes, ajoutons-le, sont rejetées en arrière par rapport à la partie fixée au fuselage. Compte tenu de ses grandes dimensions et de sa forte masse, il est au moins bimoteur.
Fabriqué en métal et en matériaux de synthèse (fibres de carbone et de verre, renforcées par du plastique et des composites), il se compose d’une structure porteuse et d’un revêtement travaillant, ce qui signifie que sa partie extérieure peut supporter d’importants efforts.
La forme cylindrique ou légèrement ovale du corps de l’appareil permet de le prolonger sans difficulté en ajoutant un tronçon supplémentaire au fuselage. Certaines familles d’avions se sont étoffées par allongement d’un modèle de base, dont on a augmenté la capacité au prix d’un simple renforcement de la motorisation. L’inverse existe aussi : des versions raccourcies sont proposées.
Le fuselage est divisé longitudinalement en plusieurs sections : sa partie supérieure, pressurisée, accueille les passagers ; sa partie inférieure loge les bagages, le fret et une partie du carburant. Pour l’avion de fret, ou avion cargo, la partie supérieure est réduite pour stocker davantage de conteneurs.
Quelques précisions sur les composantes essentielles
Concernant leur configuration, les avions de transport commerciaux sont généralement monoplans, dotés d’ailes en flèche et de deux moteurs ou plus. Ils volent à Mach 0,8 (990 km/h) et peuvent dépasser les 10 000 mètres d’altitude.
Le fuselage est tubulaire, ce qui facilite grandement sa construction. Il est renforcé par des longerons. Notons que la partie inférieure contient le train d’atterrissage avant ainsi que les réservoirs de carburant. Elle possède sur certains modèles les trains arrière.
L’aile, ou plan de sustentation, a été dessinée de façon à pouvoir loger le train d’atterrissage et les réservoirs de carburant. Elle dispose de parties mobiles appelées ailerons qui permettent de contrôler le mouvement de l’avion sur son axe longitudinal.
L’empennage désigne les plans fixes horizontaux et verticaux de la queue. Ils se comportent comme des ailes de petite taille. Ils sont en général inclinés vers l’arrière (en flèche donc) pour diminuer leur résistance aérodynamique. Leur fonction principale est de stabiliser l’avion. Ils possèdent parfois des surfaces mobiles qui aident à contrôler l’appareil.
Les hypersustentateurs sont ces surfaces mobiles rattachées aux ailes qui facilitent l’augmentation de la portance pendant les manœuvres de décollage et d’atterrisage (volets) ou sa diminution (spoilers) durant la phase finale de l’atterrissage.
Le train d’atterrissage supporte le poids et l’accélération de l’avion au sol et durant le décollage et l’atterrissage. Pendant le vol, il disparaît dans le puit de l’aile et/ou dans le fuselage grâce à un système hydraulique qui fournit la puissance nécessaire à cette opération.
Derniers présentés, mais sans doute les plus importants, les moteurs sont habituellement logés dans des nacelles accrochées sous l’aile par des pylônes. D’autres avions les portent sur leur partie arrière, de part et d’autre du fuselage. Ces moteurs sont le plus souvent des réacteurs ou des turbopropulseurs.
La prochaine fois que vous voyagerez en avion, vous pourrez en avoir une parfaite illustration.
08:30 Publié dans Dans l'avion : à bord | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : avions de ligne, transport aérien, avions commerciaux, ailes, fuselage, moteurs, réacteurs
23.07.2008
Les compagnies aériennes au banc d'essai sur le Web
Les compagnies aériennes n'ont qu'à bien se tenir. Au moment des grands départs estivaux, deux sites Internet proposent d'informer les voyageurs sur le niveau de sécurité des différents transporteurs.
Ils cherchent à briser la loi du silence qui règne aujourd'hui autour de cet épineux dossier. Car mise à part la " liste noire " - encore peu connue - établie par l'Union européenne, les passagers ne disposent pas d'indicateurs satisfaisants. Et pourtant, la majorité d'entre eux aimerait mieux connaître la compagnie avec laquelle ils voyageront.
C'est pour répondre à cette forte demande que le site Securvol.fr a été créé. Il délivre une information gratuite sur une cinquantaine de compagnies, en collaboration avec l'Observatoire de la sécurité aérienne et du tourisme (Obsat) basé à Genève.
Particularité du site : un baromètre " évolutif " qui établit un classement des compagnies en fonction de leur sécurité. Le procédé est simple, les transporteurs aériens sont classés en cinq groupes. Le groupe " A " regroupant les compagnies les plus fiables, le " B " celles considérées comme correctes et ainsi de suite jusqu'au " E ", qui rassemble les plus risquées, certaines d'ailleurs interdites en Europe. Le baromètre est mis à jour chaque semaine.
LARGE SPECTRE DE DONNÉES
Le classement est établi à partir d'un large spectre de données : l'âge des avions et leur suivi technique, la formation de l'équipage, le respect des temps de repos ou encore l'environnement économique dans lequel évolue la compagnie. Sont aussi pris en compte les incidents mineurs ou majeurs attribués aux transporteurs. Le site comporte en outre des témoignages et des enquêtes sur l'actualité du secteur aérien.
Un autre site, Air-valid.com propose, lui, deux types d'informations aux voyageurs : des données économiques, commerciales et techniques et un système de notation. A la différence de Securvol, ce sont les compagnies qui apportent elles-mêmes les éléments qui les concernent. Elles concourent ainsi à la transparence de leur activité. Les notes sont attribuées par les voyageurs sur le confort et le niveau de sécurité qu'ils ont constaté en vol.
Sont évalués des critères tels que l'aspect extérieur et intérieur des appareils, la propreté, la ponctualité ou encore les conditions de livraison des bagages dans les aéroports. Le site, partenaire avec des agences de voyages en ligne, accompagne ainsi le client du choix de la compagnie jusqu'à la recherche du billet. Air-valid recense aujourd'hui près de 60 000 avis de clients et propose des informations sur 1 140 compagnies. >>
Pierre Rabotin, Le Monde, 23-VII-2008
09:00 Publié dans Dans l'avion : à bord | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : securvol, air-valid, sécurité, qualité, services, transport aérien, compagnies aériennes
22.07.2008
Le secteur aérien est pris dans la tempête du siècle
L'Association internationale du transport aérien (IATA) prévoit que le secteur va perdre 6,1 milliards de dollars (3,8 milliards d'euros) en 2008 - il en a gagné 5,6 milliards en 2007. Si le prix du pétrole reste élevé, Ryanair pourrait être la seule compagnie bénéficiaire en Europe, selon Goldman Sachs.
Que peuvent faire les transporteurs pour survivre à la tempête ? Certains, stoïques ou inconscients, ont choisi l'optimisme. D'autres ont pris le parti de contrarier le client en facturant les surplus de bagages ou les sièges côté fenêtre. D'autres encore ont choisi de réduire le poste de dépenses destinées aux salaires, le plus gros après celui consacré au carburant. Qantas et Spanair ont déjà annoncé des suppressions d'emplois. Les autres vont suivre. Mais licencier du personnel fortement syndiqué - c'est le cas chez British Airways - peut... coûter cher.
Les compagnies peuvent aussi laisser leurs avions au sol : vu le nombre de passagers, il y a trop d'appareils. En réduisant leurs capacités, elles pourraient retrouver de la rentabilité. Mais elles doivent agir avec prudence : des rivaux pourraient profiter des créneaux horaires laissés vacants, ce qui détruirait encore plus de valeur.
Ultime option : la consolidation. Mais fusionner deux compagnies est difficile, surtout quand l'économie ralentit, les deux parties étant surtout alors plus préoccupées par l'équilibre de leurs comptes. Les plus robustes peuvent alors juger bon d'attendre que les plus faibles soient contraintes de cesser leur activité. C'est ce qui est déjà arrivé à vingt-cinq d'entre elles depuis le début de l'année. Si le kérosène reste cher, il y en aura d'autres. >>
Fiona Maharg-Bravo, 22-VII-2008
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20:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : transport aérien, crise, iata, ryanair, british airways
17.07.2008
Le transport aérien se veut plus vert mais pas à n'importe quel prix
Alors que ce salon, qui se tient près de Londres tous les deux ans, était placé cette année sous le thème de "l'aviation durable", les groupes du secteur ont abondamment communiqué sur le sujet, vantant tous leurs progrès en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Parmi les principales annonces, le canadien Bombardier a dégainé le premier dès dimanche, avant même que la manifestation n'ouvre ses portes, en présentant un appareil de 110 à 130 places promettant une consommation de carburant réduite de 20% par rapport aux concurrents.
Mercredi, Airbus (filiale d'EADS) a signé un protocole d'accord avec la Convention des Nations unies sur la Biodiversité (CBD), dans lequel il s'est engagé à soutenir la "vague verte", une campagne de sensibilisation des enfants à l'environnement.
British Airways et le motoriste Rolls-Royce ont quant à eux vanté les mérites d'une initiative visant à développer des carburants alternatifs.
Mais, tout en soulignant leur implication et leurs lourds investissements dans le développement de technologies "vertes", les responsables du secteur s'en sont pris aux gouvernements de la planète, en les accusant d'entraver leurs efforts en multipliant les mesures de fiscalité écologique, alors que la flambée des prix du pétrole menace d'asphyxier les compagnies aériennes.
Dans le collimateur, le Parlement européen : les eurodéputés ont voté la semaine dernière un projet de loi plafonnant les émissions autorisées de CO2 des compagnies aériennes à partir de 2012 et les obligeant à payer en partie pour la pollution générée.
"Aujourd'hui, l'Europe est obsédée par la mise en place de mesures punitives, au lieu d'encourager l'investissement dans les nouvelles technologies ou les carburants alternatifs. Tout ce que je vois, c'est une ruée pour imposer des mesures fiscales punitives", a accusé Giovanni Bisignani, le directeur général de l'Association internationale du transport aérien (Iata), lors d'un forum organisé mercredi.
"L'aviation ne doit pas être traitée en paria", a renchéri le patron de la compagnie hong-kongaise Cathay Pacific.
Même le patron de British Airways Willie Walsh, qui est pourtant partisan des mécanismes d'échanges de crédits de CO2, a critiqué les projets des eurodéputés, les accusant d'avoir trop chargé la barque, au risque de la voir chavirer.
Il a également jugé injuste un projet de nouvelle taxe aérienne en Grande-Bretagne, qui va selon lui faire rentrer des milliards de livres dans les caisses du gouvernement, sans aucune garantie que cet argent servira à défendre l'environnement. >>
Frédéric Pouchot, AFP, 17-VII-2008
Airbus s'associe a la convention des Nations Unies sur la bio-diversité et soutient la campagne "vague verte"
L'initiative Vague Verte a pour but de soutenir les écoles du monde entier afin que soit enseignée aux jeunes l'importance primordiale de la protection de la diversité biologique de la planète sur les générations actuelles et futures, et les inviter à planter des arbres le 22 mai de chaque année à 10h00 dans le cadre des célébrations de la Journée Internationale de la Diversité Biologique.
L'objectif initial d'Airbus est d'aider à sensibiliser le public à l'initiative Vague Verte en s'associant à une campagne mondiale de communication. Airbus se joindra ensuite à l'effort des compagnies aériennes et des autres membres de l'industrie pour la poursuite des actions de soutien de la campagne Vague Verte et de la CBD.
Airbus reconnaît que les émissions de CO2 générées par le transport aérien représentent environ 2% des émissions de CO2 produites par les activités humaines. C'est un défi et Airbus met à profit son expérience pour réduire la consommation de carburant, et s'appuie sur les nouvelles technologies pour limiter l'impact de l'aviation sur l'environnement. Aux côtés de l'OACI (Organisation de l'Aviation Civile Internationale), agence spécialisée des Nations Unies chargée de définir les normes du transport aérien mondial, Airbus poursuivra activement son travail de réflexion sur la contribution de l'aviation aux changements climatiques.
"Les changements dans l'utilisation du sol sont une cause majeure de la perte de biodiversité. L'aviation s'est largement distinguée en permettant le rapprochement des peuples du monde entier et en favorisant une meilleure répartition du développement, tout en ayant un impact minime sur l'utilisation du sol. L'aviation européenne, par exemple, utilise l'un des réseaux les plus concentrés du monde," a déclaré Tom Enders, Président et CEO d'Airbus. "Nous sommes prêts à mettre nos ressources et notre expertise au service de tous ceux qui s'attaquent à ces causes majeures du changement climatique," a-t-il ajouté. La déforestation est responsable de 20% de l'effet de serre à l'origine du réchauffement planétaire; ainsi, la Vague Verte est pour nous un projet d'intérêt majeur."
Ahmed Djoghlaf, Secrétaire Exécutif de la CBD, devait pour sa part déclarer : "la campagne « Vague Verte » vise à établir des liens solides entre les enfants et la nature, et une solidarité humaine internationale entre les écoles du monde entier. Je suis ravi qu'Airbus se joigne à nous pour éveiller dans l'esprit des enfants et des jeunes l'amour de la nature. Investir dans les enfants et les jeunes d'aujourd'hui, c'est investir dans l'éducation des citoyens de demain.
Conscient de sa place de leader de l'industrie, Airbus met tout en oeuvre pour être une société vraiment éco-efficiente. Ainsi, Airbus est le premier avionneur au monde à avoir reçu la certification environnementale ISO 14001 couvrant l'ensemble de ses sites de production et produits, tout au long de leur cycle de vie. La volonté d'Airbus est d'assurer que le transport aérien continue à être un moyen de transport éco-efficient, créateur de valeur économique, et dont l'impact environnemental reste minime. >>
09.07.2008
La Cour des Comptes épingle Aéroports de Paris sur la qualité des services
"La qualité du service reste insuffisante à ADP malgré certaines améliorations", observe-t-elle à propos du gestionnaire partiellement privatisé en 2006, mais dont l'Etat reste l'actionnaire majoritaire.
Et "les hausses tarifaires consenties par l'Etat sur les redevances payées par les passagers n'ont pas eu comme contrepartie une amélioration suffisante de la qualité de service", ajoute-t-elle.
"De nombreux points noirs persistent comme la facilité de circulation à l'intérieur des terminaux, l'information donnée aux passagers, la gestion des files d'attente, le rapport qualité/prix des boutiques et des bars/restaurants", remarque la Cour des comptes dans son rapport.
Egalement dans son collimateur: "les conditions de passage des contrôles transfrontières de la police aux heures d'affluence, les conditions de transport de passagers par autobus entre les avions et les aérogares lorsque les avions ne sont pas directement accessibles".
Une partie des difficultés rencontrées par ADP pour atteindre une qualité de service satisfaisante, notamment dans la propreté, a des origines structurelles, détaillent les auteurs du rapport.
"Dans plusieurs terminaux de Roissy-CDG, notamment les plus anciens, le parti pris architectural initial a été de ne pas implanter de blocs sanitaires dans les espaces départ. Il s'est révélé difficilement soutenable", constatent-ils.
Dans les classements internationaux, ADP a longtemps figuré en queue de peloton, a aussi observé l'institution de la rue Cambon.
La Cour des comptes "recommande à ADP de renforcer le suivi des marchés de sous-traitance", préconise une "mobilisation à tous les niveaux hiérarchiques, par exemple par une extension de la modulation des rémunérations, par une présence renforcée et continue au contact des passagers".
A l'attention de l'Etat, la Cour estime que "les méthodes de fixation des redevances et d'encadrement de leur évolution à moyen terme sont à perfectionner". "En matière de qualité de service, les objectifs poursuivis devraient être plus exigeants", ajoute-t-elle.
Tout en observant une amélioration de la situation financière d'ADP, avec un redressement des résultats et une diminution de son endettement, elle regrette que "l'intégralité du domaine foncier et immobilier ait été transférée en pleine propriété à ADP", lors de son introduction en Bourse.
"Ce choix prive l'Etat des avantages liés à la propriété de ces actifs sur le long terme. Ce qui est d'autant plus critiquable du point de vue de la préservation de son intérêt, qu'il existait la possibilité d'opter pour une solution consistant à ne céder que l'usufruit de ces biens domaniaux", ajoute l'institution.
La Cour estime que l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle arrivera à saturation "entre 2020 et 2030", selon les prévisions d'augmentation du trafic. "Malgré les nombreuses incertitudes qui subsistent sur cette échéance, le devenir de cette plate-forme n'a pas encore fait l'objet d'une stratégie assumée et de choix clairs", observe-t-elle, interpellant l'Etat à prendre dès à présent les dispositions nécessaires. >>
AFP, 09-VII-2008
15:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : transport aérien, aéroport, cour des comptes, service, roissy, adp
Négociations salariales: Lufthansa présente une offre améliorée
La direction a proposé une première hausse de salaires de 4,6% à partir du 1er juillet 2008, puis 2,1% supplémentaire au 1er juillet 2009, ce à quoi s'ajoute une revalorisation exceptionnelle correspondant à 1% du salaire annuel.
Cet accord est valable jusqu'à fin février 2010, a précisé la porte-parole, jointe par l'AFP, alors qu'a débuté à Francfort (ouest) le quatrième tour de table des négociations salariales, qui ont commencé début juin.
Verdi réclame 9,8% de salaire en plus et une meilleure participation des salariés aux résultats de l'entreprise. Lufthansa avait proposé jusqu'à présent une augmentation de 3,4% jusqu'à fin 2009 (avec effet rétroactif), plus 2,1% supplémentaires à compter de juillet 2008. Ceci concerne les 48.000 employés de cabine et au sol.
Le syndicat avait agité la menace d'un conflit de grande ampleur, après plusieurs journées de débrayages ces dernières semaines, si Lufthansa n'améliorait pas sa proposition.
En 2005 et 2006, les personnels au sol et volant n'avaient pas eu d'augmentations salariales et l'an dernier, elle avait été de 2,7%. >>
AFP, 09-VII-2008
14:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lufthansa, social, grève, salaire, transport aérien, allemagne
25.06.2008
Transport aérien : saisissez vos droits au vol
En cas de problème, il faut s'adresser à sa compagnie aérienne (service clientèle). Si la réponse apportée au problème n'est pas satisfaisante, ou en cas de mutisme de son interlocuteur, le passager peut saisir au bout de trois mois la DGAC qui tentera, en tant que médiateur, de régler le problème. Un formulaire, disponible dans les prochains jours sur le site www.aviation-civile.gouv.fr , simplifiera vos démarches. Il suffit de répondre au questionnaire (motif de la réclamation, informations sur le vol, pièces justificatives...) et de le renvoyer par mail au Bureau des clients du transport aérien. Le temps de traitement de la demande dépend de la complexité de la réclamation.
Voici les conseils que tout voyageur averti se doit d'avoir dans ses bagages.
Êtes-vous bien informé ?
La législation européenne sur la sécurité aérienne oblige votre agence de voyage et/ou votre tour-opérateur à vous communiquer le plus tôt possible l'identité de la compagnie aérienne qui assurera le vol. Par ailleurs, les compagnies aériennes doivent informer les passagers de leurs droits, par voie d'affichage dans la zone d'enregistrement (affiches de l'Union européenne) et par la remise d'une notice écrite.
Voyager ou être remboursé : choisissez
En cas d'annulation du vol, de refus d'embarquement ou d'un retard d'au moins cinq heures, vous avez le choix entre le remboursement du billet et un voyage ultérieur.
Moindres compensations
En cas de refus d'embarquement, d'annulation ou de retard de votre vol, vous avez droit à deux communications gratuites. Selon l'heure, vous aurez droit à des rafraîchissements, une restauration, et le cas échéant, à un hébergement et un transfert vers un hôtel.
Refusé à l'embarquement ?
Les passagers refusés à l'embarquement peuvent choisir entre le placement sur un autre vol et le remboursement du billet s'ils renoncent au voyage. Ils ont droit à une indemnisation (voir paragraphe "Indemnisations").
Retard important
Un retard important, c'est :
- deux heures ou plus pour les vols de 1.500 km ou moins
- trois heures ou plus pour les vols de plus de 1.500 km jusqu'à 3.500 km et tous les vols intracommunautaires de plus de 1.500 kilomètres
- quatre heures ou plus pour les autres vols de plus de 3.500 km
Le transporteur n'est pas tenu de vous indemniser pour le retard (contrairement au refus d'embarquement et à l'annulation), sauf si vous subissez un préjudice important (une journée de travail perdue, une correspondance ratée...). La DGAC avait été saisie par une future mariée invoquant, au titre de son préjudice moral, l'annulation de son mariage prévu à New York. Si le retard est d'au moins cinq heures et qu'il renonce au voyage, le passager peut se faire rembourser son billet et, éventuellement, demander la prise en charge du vol de retour vers son point de départ initial (cas d'un vol au départ d'une escale de correspondance).
Perte ou détérioration des bagages
Concernant la responsabilité des compagnies aériennes à l'égard des bagages des passagers pour les voyages internationaux, deux régimes coexistent : la Convention de Varsovie et celle de Montréal, selon que l'État concerné par la perte du bagage a ratifié l'une ou l'autre. Pour simplifier, le passager a droit au remboursement du montant de son dommage dans la limite d'un plafond, plus élevé dans la Convention de Montréal (environ 1.000 euros par passager) que dans celle de Varsovie (environ 17 euros par kilo). C'est à vous d'évaluer, preuves à l'appui (factures...) votre préjudice. Il vous faut déclarer par écrit le dommage subi par le bagage (déchiré, fermeture cassée, choses manquantes, taches...) auprès de la compagnie dans les sept jours de la restitution du bagage. Au bout de 21 jours, le bagage est considéré comme perdu. Dans ce cas, l'indemnisation est fonction des justificatifs que l'on présente à sa compagnie. En général, tout se passe bien si ce que déclare le passager est en adéquation avec son voyage (perte d'une robe de mariée). En somme, il est inutile de déclarer la perte d'un manteau de vison pour un voyage en Égypte. En cas de désaccord avec sa compagnie, le passager dispose d'un délai de deux ans à compter de la découverte du dommage pour la poursuivre en responsabilité.
Annulation du vol
En cas d'annulation d'un vol, les passagers doivent être immédiatement informés des autres possibilités de transport. Aucune indemnisation n'est due si la compagnie vous a informé de l'annulation 14 jours avant le vol, si elle a modifié l'itinéraire en maintenant un horaire proche de l'horaire initial, ou si elle prouve que l'annulation est due à des circonstances exceptionnelles inévitables.
Indemnités
La législation européenne prévoit que les compagnies aériennes peuvent être tenues d'indemniser les dommages liés à un refus d'embarquement (notamment surbooking) ou à une annulation de vol. Le montant de l'indemnisation varie selon la distance parcourue : 250 euros pour les vols jusqu'à 1.500 km, 400 euros pour les vols intracommunautaires de plus de 1.500 km et pour les autres vols de 1.500 km à 3.500 km, 600 euros pour les vols de plus de 3.500 km. Ces montants peuvent être réduits de 50 % en cas de réacheminement vers la destination finale si l'heure d'arrivée ne dépasse pas trop l'heure d'arrivée initialement prévue (par exemple, 2 heures pour tous les vols de 1.500 km ou moins).
Cette indemnisation n'est pas due si toutes les mesures ont été prises pour éviter le dommage, ou dans certaines circonstances extraordinaires telles que l'instabilité politique d'un pays, les conditions météorologiques, des défaillances imprévues pouvant affecter la sécurité du vol ou des grèves de personnels extérieurs à la compagnie.
Attention, le transporteur ne peut pas vous imposer en guise d'indemnisation des bons de voyage ni un avoir.
Annulation d'un voyage à forfait.
Le futur vacancier qui n'a pas souscrit d'assurance et qui annule un voyage comprenant plusieurs prestations (avion, hôtel, restauration...) ne récupère pas la totalité des sommes versées lors de la réservation. Des frais, plus ou moins élevés selon la date à laquelle le contrat de voyage est rompu, restent à sa charge. Plus tard on annule son voyage, plus cher coûtera l'annulation. Il faut, pour en avoir le coeur net, se reporter aux "Conditions particulières de vente" figurant sur le catalogue ou sur le site du voyagiste. L'annulation pour force majeure (décès d'un proche...) n'entraîne pas, en principe, de pénalités, mais il convient d'examiner son contrat à la loupe pour savoir dans quelles conditions la force majeure exonère du paiement. >>
Laurence Neuer, Le Point, 26-VI-2008
13:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : transport aérien, droits du passager, remboursement, compensations, retard, bagages, indemnités



